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Full text of "La liberté (1925-08-05)"

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bre pour l' ge 


( 


VTT IT donta d'Hbord; 1896; Éom 


__ét 28 août; 


. On donnerä aux moissoñneurs un bil- 


provinces du Manitoba, de la Saskat- 


chewan et de l'Alberia se sont réunis 


qu'avec les délégués des bnreaux- de 
placement provinciaux et fédéraux. ls 
éh-soônt venus à la. conclusion qu'il 
faudrait 60,000 travailleurs pour faire 
la moisson. Sur ce nombre il y en « 
déja 13,000 en disponibilité dans les 
provinces des prairies et 6,000 dE la 
côte du Pacifique. 11 faudra donc 50, 
Où0 travailleurs des provinces de l'Est 
bu d'aflleurs. 
‘Les chemins de fer ont déjà arrangé 
des excursions de moissonneurs. Elles 
ont été fixées, pour le Québec, aux 14 
pour Toronto et l'est dè 
l'Ontario, aux, ñs août et ler septem- 
" x 21 
août et 4 septembre, Les taux du 
voyage seront de #15 de Montréal et 
tos stations ontariennes à Winnipeg. 


let seulement pour aller:h Winnipeg 
et de l'on leur donnera d'autres bil- 
léts suivant 1x destination que chacun 
se propose d'atteindre, à raison d'un 
démisou du mille de chemin de fer. 
Ces taux sont valables pour les hom- 
mes comme pour les femmes, mais’ il 
n'y à pas de demi-billets pour les en-. 
fants, 

Pour le retour, les molssonneurs de- 
vront se prévaloir d'un certificat qui 
sera déposé à la gûre à leur nom et 
à leur arrivée dans l'Ouest, Le chemin 
dè fer leur donnera un billet pour 


: _aïler à Winnipeg à raison d'in. demi- bn 


son du mille, pt-enanité wn bifiot 
, 720 pour regagner l'Est. 


LE CHANSONNIER 
BOTREL EST MORT 
L'auteur de la ‘“‘Paimpolai. 


se’ était presque aussi 
er 
ce- 


Quimper — Théodore-Jean-Marie Bo- 
trel, le célèbre barde breton bien con- 
nu, vient de mourir à son domicile à 
\'Îge de 67 ans. 

11 était né à Dinan (Côtes du Nord) 
le 14 septembre 1868. 11 fut lauréat 
de l'Académie et membre de plusieurs 
société littéraires. 


"mier recueil de poésies, les “Chansons 


de chez nous”; puis vinrent les “Con-. 


tes du Lit-Clos”, “Chansons de la Fleur 


de Lys’, “Coups de Clairon”, “Chan- 
sons.en Sabots”, ‘Chansons en den- 
telles”, ‘Chansons de not’ pays”, 


#Chansons de Jean qui chante”, “Fleur 
d'ajoncs”, “Doric et Léna”, “Notre- 
Dame Guesclin”, “La “Paimpolaise”, 


FT se. "ie. prix Le revient des diversès vr 


“Chansons des Clochers à jour”, “Les 
Alouettes”, “Les Chants du Bivouac”, 
“Les Chansons de Route", “Chants de 
Bataille et de Victoire”. : 

Botrel était décoré de la médaille 
militaire et de la croix de guerre. 

Au Canada 

Botrel fit une tournée vraiment tri- 
omphale dans la province de Québec, 
“au printemps de 1903. 1] était alors 
accompagné de sa Première femme, sa 
“doulce"” qui chanta avec lui et con- 
tribua largement à ses succès. Jamais 
peut-être on ne vit,une aussi grande 
foule au Monument National qu'au 
concert qu'il y donna. 
- Ji revint à Montréal au commence- 
ment de l'année 1922, en compagnie 
de son piauiste, Lucién de Gérlor, avec 
qui il donna, un cbicert au théâtre 
Saint-Denis, le 16 janvier, et fit une 
tüurnée à travers la province de Qué- 
bec. Ce fut un nouveau triomphe pour 
hit le dernier eu terre d'Amérique 
qu'it-avait chantée-tt retourna er 
HUE En FrANCE, CONCUENT- L'OEUvTrE 
de Ja bonne chanson, quilui était si 
chère, et À laquelle il avait consacré 
ln plus grande partie de sa vie. 

Après la guerre, il épousa une Alsa- 
cienne. 11 aimait beaucoup le Canada 
et il le prouva en y venant deux fois 
et. en le chantant: HBotrel comptait un 
grand nombre d'amis dans notre pays. 

——— D 0 — 

TORONTO Ta moisson du blé 
est bien avancée où presque terminée 
dans’ le sud de l'Ontario... Le rende 
ment est de 25 à 45 mminots à. l'aere 
ét je soin esk' dé Puse pans 


- Dimanche matin 16 août, clé- 
ture de la retraite: F 
Lundi matin 17 août, à 9 heu- 
. rés: Examen de pédagogie. 

. A 3 heûres de d'après-midi, au- 
verture des cours de pédagogie. 
Ces cours se dénheront chaque 
jour à 10 heures du matin et à 3 
heures de l'après-midi jusqu'au 
vendredi soir 21 août, : 

La retraite, l'examen et les : 
cours de pédagogie auront lieu à 
l'Académie Saint-Joseph. 

T7 Le secrétaire, 
JM. DAIGNAULT: 


POUR AUGMENTER 
LA PRODUCTION 


Utilité des ftations ges no 
miques fédérales — 
énormes subies bg ve 
agriculteurs chaque année 


Pour que le Canaëa soit prospère, 
il est essentiel que sa production agri- 
colé.sôit suffisamment forte pour sa- 
tisfaire aux besoins du marché veu 


Fe st DA DER Sdbius “it 


dérable de denrées de qualité supé- 
rieure. Au cours des trente dernières 
ennées ‘l'agriculture a . progréssé de 
façon remarquable dans notre pays. 
De vastes superficies ont été livrées à 
la culture, les exportations se sont ac- 
crues de façon extraordinafre et les 
conditions de l'existence se sont fort 
améliorées parmi tes populations rue 
rales. Toutefois, à ces différents 
points de vue, il reste encore énormé- 
ment à faire. Etant données les diffi- 
cultés économiques qui existent pré- 
sentement dans le monde entier, notre 
progrès futur se fera dans la mesure 
où nous pourrons résoudre les problè- 
mes qui se rattachent à la production 
agricole, 

A aucune époque l'étude de ces pro- 
blèmes n'a été aussi profitable que de 
nos jours. we dépit du fait que notre 


rées est beaucoup plus élevé qu'il ne 
devrait l'être, et cela à cause de lour- 
des pertes qui, dans certains cas, pour- 
raient être évitées. A l'heure actuelle, 
les dommages causés aux récoltes ca- 
nadiennes par les maladies atteignent 
à eùx seuls un'‘total énorme. Ainsi, la 
uielle fait perdre annuellement aux cul- 


tandis que la rouille détruit du grain 
pour une valeur de cinq à cinquante 
millions de dollars chaque année. Dqns 
plusieurs régions, la connaissance im- 
parfaite des méthodes culturales et 
ie manque de variétés convenables de 
grain ou d'autres plantes réduisent le 
rendément de façon appréciable. En 
outre, plusieurs des parties nouvelle- 
ment colonisées du pays sont obligées 
d'acheteg ailleurs — parfois même à 
l'étranger — À un prix très élevé, Ja 
majeure partie des fruits et des Kgu- 
mes qu'elles consomment, par” suite 
du manque de variétés appropfiées aux 
conditions climatériques. Même les 
provinces les plus ançiennes du Ca- 
nada importent chäqué année des quan: 
tités énormes de dénrées alimentaires 
fraiches ou conservées, dont la valeur 
globale se chiffre À plusieurs millions 
de dollars alors qu'il leur seralt pos. 
sible de” les produire elles-mêtnes. : 

Dé ces problèmes font l'objet d'é- 
tudes soigneuses de la part des Sta- 
tions agronomiques du ministère fédé. 
ral de l'Agriculture. Trénte-trois sta 
tions et sous-stations so8t maintenues 
à des endroits convenables dans tout 
le Dominion, Le per 1 dèées sta- 
tions se livre presque a. dub à 
des expériences et des recherches agri- 
coles. En d'autres termes, ces institu- 
tions s'efforcent d'élaborer de meil- 
leures méthodes de culture, et de créer 
de meilleures variétés de plantes afin 
d'aider à réduire les pertes et d'amc- 
liorer, tant ‘au point de vue de la 
quantité que de.la qualité, les récoltes 
de produits. “cultivés au Canada. 


terboro; 


. Canada, 


terre. 


| sur le parvis de 
lique, & l'occasion de la fête. de sainte 
Anne. La pluie a malheureusement, 
däns l'après-midi, obligé les HR. PP. 
Rédemptoristes à modifier le program- 
me de la fête et c'est à l'intérieur de 


8. G. Mgr Langlois 
C'est 8. G. Mer J.-A. Langlois, admi- 
nistrateur de Québec, qui a chanté la 
messe. 8, Ex. Mgr Pietro di Maria, 
délégué apostolique, assistait au trô- 


prod» cr + parent dr ee 


pions 1, pti a 


[aucune indication dé rouille. Ler au- 
tres fermiers de’ la région commencent | 
la moisson cetle sémiaine. 

REGINA - L'assistance à l'exposi- 
tion de Régina, celte année, a battu 
tous les records des années précéden- 
tes. | î 

v — LR 

OTTAWA —- On annonce de Québéc 
ave l'hon. Ernest Lapointe partira en 
fin d'août pour une courte tournée élec- 
torale dans l'Ouest, il veut suivre 
M: Meïghen. ris 


ne, accompagné de Mer Garant, 
d'Ogdensburg, et du R. P. Lemieux, 


C.SS.R., assistant supérieur à Rome. 


Dans la choeur érigé pour la .fête 


archevêque de Régins; Héliveau, ar- 
chevèque de Säint Boniface; Ross, évé- 
que de Gaspé; O'Brien, évêque de Pe-. 
Kidd, évêque de Calgary; 


Limoges, évêque de Mont-Laurier; 


Reid da Silva; curé à Boston, et IL: 


Auneau, vicaire apostolique au Shiré, 
Afrique, qui avaient ‘assisté la veille 
aux funérailles de 8. E. le cardinal 
Bégin. 

Durant la messe, un choeur de-cent 
cinquante chantres, sous la direction 
des RR. PP. Giroux et Leblanc, 
C.SS.R., a chanté la partie musicale. 

Le sermon a été prononcé par ié R., 


P: Ernest Manise, missionnaire aux | 


Antilles, II a fait allusion à la perte 
immense que causé la mort de S.'E, 

cardinal Bégin dont la présence 
hanskait, chsque ‘anmée: la fête de 
säfiite Anne de Beaupré, puis il a mon!’ 
tré la puissance de sainte Anne, mère 
de Marie, qui exerce sur Marie la 
même influenee que Marie sur son fils 
Jésus. ‘En ce jour de la fête dé sainte 
Anne, le prédicateur a rappelé aux 
pèlerins ce que la Grande Thauma- 


turge demande à ceux-ci et ce qu'elle | 


veut bien leur donner. 

C'est la première fois qu'une foule 
de pèlerins aussi nombreuse se ras- 
semblait à Beaupré pour la fête de 
sainte Anne. 1] en est venu de toutes 
les. provinces du Canada et de trente- 
deux Htats américaïhs. Tous les 
jours, durant la retraite préparatoire, 
trois mille personnes svivaient les 
exercices. # 


S. C. Mgr Biliveau 


Le samedi soir avait lieu la proces- 
sion au flambeau, présidée par 8. G. 
Myÿs, Bélivoau;: :plus-de . 


x CR part -à cette belle manifes- 


tation. : 

Les travaux à la Basilique avancent 
rapidement. Les petites nefs sont 
terminées quant aux murs, et l'on 
commence immédiatement Je portail 
dont Ja moitié sera terminée avant 
l'hiver. 


Interrogés au sujet des faveürs ex- 


FREDERICTON, N.-B. -— La nomi 
nation a eu lieu Jurdi et ily a 98 can- 


-| de politique parmi 


didats pour les 48 sièges. On votera 
lè 10 aoêt. 


SE 
VANCOUVER — D'après le dernier 
almanach des adresss, la population do 
Plus-Grand-Vancouvér est de plus de 
250,000. âmes. 


ROME Le cabinet a décidé de pro: 
clamer jour de fête nationale le 12 
octôbre;-date anniversatre, croit-on, de 
la découverte du continent américain 
par Christophe Colomb. 


NE" AE, 
: DUBLIN — La première : élection 
sénatoriale de l'Etat Libre d'Irlande 
aurg lieu cet awomye D 


PEKIN — Les Américains vont éta- 
blir une écote supérieure catholique en 
Chiné, On y enseighera la théologie, 


ape 8 “à bre cà 


DETROIT, Men. 1 = Une pluig d'une 
violence extraordinairb s'est abattue 
sur Détroit vèndredi, Deux hommes 
ont été tués-et J'on estimé les dégâts 
à quatre millions. Lit | 


ces 


PARIS — Les fortes pluies ont sé- 
rieusement endommagé les, récoltes 
de céréales et les vignes en France. 
À partir du 11 août, le prix du pain 
sera de 1 fr. 65 les deux livres. 


LES FORCES DES 
FRANCS-MACONS 
DANS LE MONDE 


En l'espace de 
nombre a à 
1,300,000 


Leïÿèig — Le “Dolens Kalender”, 
annuaire de la franc-maçonnerie, édité 
à Munich, nous apprend qu'fl y a de 
par le monde, actuellement, 3,451,112 
francé-maçons répartis en 26,788 loges. 
En dix ans, le nombre des francs-ma- 


ix ans, Cr 
ymenté 


res Que des pèlerins auraient 
pu obtenir de la Bonne Sainte. Anne, 
les RR. PP. Rédemptoristes ont dé- 
claré que personne ñe leur avait rap- 
porté de faveur précise. Ilskaffirment 
qu'il faut être bién prudent à ce sujet 
et eux mêmes ne proclament pas de 
guérison Avant d'aygir. fait une æan- 
quête léngue et sérieuse aff”bujet des 
faveurs proclamées par les: pèlerins. 
4 D+2——— 


Au commissariatcanadien 
-à Paris 


Paris — L'hon./#Philippe Roy, com- 
missaire général du Canada à Paris, 
a déclaré formellement qu'il n'avait 
nullement l'intention de donner sa dé- 
mission, comme on l'a rapporté. Ila 
déjà dit qu'il aimait mieux vivre au 
“baturellement, mais cela ne 
veut pas dire qu'il a l'intention de re 
mettre sa charge, On sait qué ‘des 
brults out cduru que l'hon, H-S, Bé 
tand- serait” 
Paris. 


TOME commissairé À 


‘nement est obligé de faire face à une 


de + 


contre les rebelles. On croit peu pro- 
bable qu'il retoürne aü Maroc. 
AA L'unité'de commandement à 
Le haut commañdement au Maroc 
n'a pas enuvore trouvé un programme 
convenable d'organisation, dit le “Ma- 


tin”, mais étudie toujours le problème. | 


Ce journal déclare que suivant lo 
nion. du marécha} Pétain, les 
tions militaires contre les 
sidentes d'Abd-el-Krim 


que la sauté du maréchal Ly: 
résident. général du Maroc, lui 
permette d'assumer cette double tâche, 
"On annonce de Rabat que par suiter 
de ses nombreuses occupations, le na: 
réchal Lyautey est menacé d'une nou- 
velle attaque fle la maladie pour la- 
quelle iL avait été opéré il y a un 
an, et qu'il lui faut dé nouveau quivre 
un traitément, , a! 
-" Projet de deux armées 
Le “Matin” ajoûte que le gouver- 


situation sérieuse, parce que l'état- 
major a préparé un plan tout différent 
du point de vue actuel. Il prévoit la 
formation tle deux armées au Maroc, 
l'une à l'est, ayant sa base en Algérie 
et commandée par le général qui se 
trouve à la tête du 19me corps, et. l'au- 
tre à Touest, avee sa base sur la côte 
“Ttrmicatse" au Mo “CTommundée ‘paf 
le général, Naulin, avec le maréchal 
Pétain commé commandant en chef. 

C'est la première suggestion que le 
maréchal pourrait être remplacé, quot- 
que des rumeurs à ce sujet aient couru 
depuis quelque temps. 

Ordre du jour de Naulin 

Le général Naulin, le nouveau com- 
mendant en chef, vient de lancer CTOTR 
premier ordre du jour aux forces fran- 
Çaises combattantes, Cet ordre du 
jour est plein d'enthousiasme: 

“Ayez courage et confiance! <L'heu- 
re. approche où nous pourrons utiliser 
nos forces à plein rendement. Je m'in- 
cline devant vos drapeaux et vos éten- 
dards e* salue respectueusement la mé- 
moire dc« braves tombés glorieuse- 
ment au cl “hp d'honneur. Nous les 
vengerons bientôt.” 

——— 2-0 —— 


@. Mgr Mathieu de retour 
à Régina 


Régina, Sask. — S. G, Mkr Mathieu 
est de retour de son pèlerinage à Rome 
et de sa visite aux principaux pays 
d'Europe, Il a déclaré que son voyage 
l'âävait convaincu une fôfs de plis que 
les Canadiens sont les gens les plus 
heureux et les plus favorisés de la 


cons à augmenté de 1,300,000- 

Cet accroissement provient surtôut 
des Etats-Unis où il y a 2,762,000 adep- 
tes de la franc-maçonnerie, soit envi- 
ron 1,200,000 dé plus qu'en 1914; 

Les Etats-Unis, fournissent donc à 
peu près les 80 pour cent de la franc- 
maçonnerie universelle. 

L'Angleterre vient ensuite avec 
312,000 francs-macons répartis en 864 
loges. . 

La France, avec ses colonies comp- 
te’50,000 maçons. L'Italie en, possède 
25,000 dépendant du Grand Orient du 
Palais Giustiani, lesquels se répartis. 
sent entre 507 Loges symboliques et 
183 Loges du rite écossais, les Loges’! 
italiennes de l'étranger comprises (66 
symboliques et 25 écossaises). 

La franc-maçonnerie. du rite écos- 
sais de la place de Gesà, dont.le grand 
maître est le pasteur protestant Fera, 
a 300.]loges écossaises et 91 symboli- 
ques. Le nombre de ses adeptes n’est 
pas -indiqué. 

_La: “Hollande. a”$ 167 franisitnennss: 
le ‘Danemark 6,000; la Suisse 4,500, 
répartis en 30 loges. La Belgique 
4,100. C'ést à Bruxelles que se.tien- 


Enseveli vivant en creusant|dra cette année, du 25 au 28 septem: 


Jun puits 


Saskatoon — William Lants, 45 ans, 


bre, le congrès ‘ international de la 
franc-maçonnerie. Le Portugal'a'$,000 
maçons, la Turquie 2,600; la Grèce, 
la Bulgarie et Y'Autriche en ont cha- 


a été tué instantanément, lorsque les | eune un millier. L'Espagne en æ 4,700. 


parois d'un puits qu'il était à creuser 
sur sa ferme se sont affaissées, l'ense- 


Enfin, il y a à Genève, depuis 1923, 
une chancellerie de l'Association Ma- 


velissant sous plusieurf tonnes de connique laternationale qui était gé- 


Trente-neuf hommes ont ira-|rée, em dernier lieu, par M. Quartier 


vaiHé pendant quatre heures avant de |la Tente, ancien conseiller d' lat de 


pouvoir exbumer le cadavre. 


Neuchâtel. 


. On Wa qu'à sortir simplemen 
du Canada pour s'en rendre compte 
pleinement, at-il dit. 

Le Souverain Pontile,.a ajouté, l'ar- 
chevêque de Régina, a reçu un grand 
nombre de Canadiens durant l'Année 
Sainte. 11 a montré un vif intérêt Gour 
le Canada et une parfaite connaissan- 
ce de ses problèmes. 


Les chemins de fer au 
Manitoba 


Sir Henry Thornston, président du 
Chemin de fer national, lé majôr Gra- 
ham Bell, sous-ministre des chemins 
de fer, et M. Gardiner, administrateur 
du Chemin de fer national, ont con- 


‘Æéré avec le premier ministre Bracken 


du Manitoba. Ils suggèrent au Mani- 
toba de taxer les chemins de fer d'a- 
près la longueur de leurs voies ferrées 
dans la province, au lieu de prendre 
pour base jJes recettes brutes. | 
_M. Bracken ne considère pas ce plan 
comme juste pour le Manitoba, parce 
que les opérations des chemins de fer 
dans cetté province sont considérables, 
tandis que la longueur des voies est 
plutôt restreinte, et la situation est le 
contraire dans d'autres provinces. 

Les têtes dirigeantes des chemins 
de fer se proposent de congulter les 
autres provinces au cours de leur 
voyage dans J'Ouest et fls conféreront | 
de nouveau avec M. Bracken lorsqu'ils 
reviendront. - \ 

PSI NE reemene 


TOKIO — Les récoltes promettent 


d'être thondantés, au Jepon.- 


Frous parlais de 1 
tionale des arts décoratifs, la grande | 


émis ES À 
‘Interna- 


af ire du moment, promenade de choix 
des badauds, des flänours de chei 
nous. et d'ailleurs. “Car, à l'exposi- 
tion, on entend parler toutes les Tan 
gués du 2 


Cette fanétise exposition fut décidée 


il y a près de deux ans. Elle devait 


des oeuvres de tous les pays: 
ésumer les tendances artistiques de 
tous les peuples, permettre des com- 
paraisons et être ainsi une source de 
progrès. La 'villé de Paris doûna le 
terrain: les deux rives-de la Seine. 
Si: bien’ que le beau fleute qui vit se 
dérouler les principales aventures dé 


| notre vie nationale reste encore le 


communistes qui veulent à 
supprimer lès frontières! : 


lis peuvent être d'excellents été, 
mais ils ne seront pas “des frères”, che 
Îls ne sont point de la même famille: . 
il n'y a pas entre eux l'étroîte parénté 
du "ans, de in Inaque à du passé com 
muns. à 

A l'exposition, en essayant de pêné- 
trer. la pensée des artistes étrangers 
dont les oeuvres sollicitent notre sdtñt- 
ration ou nos eritiques, on als sén- 


sation très précise ét presque génante 


grand animateur de cètte nouvelle ma- 
nifestation, Si la Seine’ pouvait par. 


bien des histoires: elle donnerait aussi 


de sages conseils d'aïeule Aui en A 
bien vu d'autres! 

Tout l'hiver dernier, des terrassiers, 
des maçons, des électriciens s6 parta- 
gèrent -les terrains de l'exposition 
transformés en vastes chantiers. 
uais, les jardins disparurent, des pas-+ 
serelles enjambèrent le fleuve, une ville 
hâtivement bâtie et barlolée Eres 
comme par magie au coeur ‘de Paris 

Au début de mai, on inaugurait so- | 
lennellement l'Exposition - Internatio- 
uale des Arts décoratifs. Naturelle- 
ment, au jour de l'inauguration, rien 

n'était terminé, La délégation off- 
éielle chemina à trâvers les grayats, 
pla le. travail des dfcoratenrs qui fints- 
saient fébrilement, On protionça de 
beaux discours, beaucoup de discours. 
On salua l'avènement d'un art noy- 
véau-et-magnifique qui.serait un.art 
éminemment démocratiquet. (N'oubli. 
ons pas, Messieurs, que nous sommes 
en République!!) Puis, chacun, après 
avoir avalé, une coupe de champagne, | 
s'en fut se ‘chaufter les pieds au coin 
de son feu, car 1] faisait un froid triste 
et la pluie menaçait, Les,ouvriers, dé. | 
livrés des encombrants officiels”, pu- 
rent terminer en paix les travaux"de 
l'exposition. 

J'ai fait comme tout Je monde, 4e 
suis allée voir l'exposition avant qu'elle 
ne fut finie. J'ai pataugé, je n'ai guère 
vu que des palissades où des échafau- |, 
dages; alors, dégoûtée, je suis partié 
et j'ai attendu, © 

Enfin, hiér, songeant à ma réputa- 
tion de chroniqueuse de _la*Liberté, je 

s allée paséer p 
la ville magiqué avec l'intention an 
rapporter pour mes lecteurs canadiens 
une idée d'ensemble. 

Nous sommes entrés par la grâände 
porte de la Place de la Concorde. Je 
dis..porte... j'ai tort. GÇétte entrée qu 
vèut être Mmajestueuse reste surtout 
bizarre. Elle est formée par la réu- 
njon de er grands pilônes rectangü- 

ès élevés, éclairés au sommet. 
On dirait d'immenses cassolettes brû- 
lant vers l'infinf. Le tourhiquet fran- 
chi, on a l'impression de se trouver 
transporté dans une ville exotique, 
ville inconnue où pourtant, de ci de là, 
on retrouve de vieux souventrs;du paÿa. 

‘Partout des fleurs, de la ve ure, des 
arbres, des fontaines, des statues et 
sur tout cela, la lumière X profusion. 

‘Les maisons de cette étrange cité, 
constructions légères aux teintes” clai- 
res, sont autant de petits mus 

D'abord nous trouvons les pavhlons 
nationaux: pavilions d'Autriche, .de 
Suède, d'Espagne, d'Italie, de Dane: 
mark, de, Grèce, de Russie soviéti. 
que (!), de Chine. On peut adiirer 
à loisir les arts des autres peuples. 
Le Japon offre ses nacres, ses ivoires 
sculpés, »çses soies brodées d'arbustes 
beuries. * La Chine, ses loques, ses pa: 
niers finhment tréssés dont quelques 
uns atteignent des prix énormes, ses 
“poreelaines fameuses. L'Autriche nous 
—Le#-eristaux:-ta-Grèc 
ses tapis,: ‘888 coussins; la Turquie ses 
vases de cuivre ciselé, ses brûle-par- 
fums. Les pbuples du Nord nous con- 
vient à admirer leurs ineubles massifs, 
sobres, un peu lourds de lignes, C'est 
bien là le décor qui convient à. ces ra- 
<es individualistes atmant le confort, 
détestant le elinquant, les couleur# 
chatoyantes, qu'adorent les peuples du 
Midi vivant sous un ciel pur, dans une 
Tumière intense qui ajoute à 14 beauté 
des choses et à la gaieté des gens! 

Une petite visite aux pavillons étran. 
gers dé l'exposition serait désirable 
pour tous nos politiciens socialistes et 


mon rate 


HT: ce 


RAS LEL Da 


Les 


‘| célainés précieuses, 


de l'abime qui nous sépare de ces 
gs dont es | Pourtant 


: 
on CE 


“Mais révendns à dites promenade. 
Laissons les pavillons étrangers ? 
commençons la visite de nos 
régionales. En France, vous le savés, 
un Mouvement de décentralisation se 
dessine depuis quelques années. -On 
veut faire revivre les petites patriés 
avec leurs coutumes, leurs arts, léües : 
langues, leurs plats savoureux. * A l'ex- 
position, nous trouvons un ‘“mas’..de 
Provence, une demeure alsacienne, r.$ 
Maisons bretonnes, normandes, 
chonnes, es. Là on peut 
de l'effort de nos artistes 
qui, 


provinces, s'inspirent du passé, de n. 
région et 


faüne, de la flore dé leur 

s donnent des oëu 
tes, parfois, robustes, gardant un 
cachet fn mr ea er rt 
veur du terroir où elles furent créées. - 


De somptueux restaurants de à 
êne et de Champagne {nvif pour 3 
teurs à faire un vrai re e rad * 

(3 


cienne France, arrosé des ; 
crus de chez nous! : . 

Nous arrivons au Village 
Un semblant de villige avec sa 
rie, son kiosque À musique, son auber- 
ge, sa petits église qui fut so 
ment inaugurée fl y a quelques semaf- 
nes par plusieurs personnalités ecclé- 
slastiques du diocèse, son charmant 
cimetière ombragé où l'on accède par 
une belle grille en fer forgé 
d'un portique en granit breton. 
vu là un tombeau d'une belle 
tion: une simple Pierre de granit 


iso 


les . ie. 


marque la place du repos; à la tête 0 hi À 


dresse un panneau ovale de granit 

aux teintes de crépuscule; sur ce fond ; 
ne clel: du.soir.se détache 
crofx sombre, - L'effet -est 
et d'une grandeur religieuse oui em 
poigne. 

Laïssons le village français; passons 
rapidement devant les pavillons colo- 
niaux où sont entassés les richesses de: 
l'Annäm, du Tonkin, du Cambodge, les 
boudhas d'or, les éléphants d'ivoire, 
les soieries brodées d'or, les tentures 
étux de nos totôts d' Afrique d'A- 
sie. Rentrons à ‘Paris, je veux dire 
dans la partie de l'exposition consa- 
crée aux Parisiens. 

Vous pensez que les artistes décors. 
teurs, orfèvres, veïriers, _ébénistes, ta- 
Pissiefs de la capitale ont tenu à être 
représentés à l'exposition des arts 46. 
coratifs! Chacun a son petit coin où - 
son grand con, suivant sa fortune. 
voit 18 de rt bañies chsens à 
d'objets bâroques et sains goût: 1à 
manufacture de Sèvres expose ses por- 
ses statuettes dé: - 
licates, ses vases célèbres dans le mon- 
de entier. Lalique nous montre ses 
Pâtes de verre aux couleurs d'arc-en- 
ciel, Baccarat ses cristaux irisés. Aï- 
leurs des tables toutes dressées où ja. 
blancheur des naÿbes de toile s'éclate 
d'argenterie aux lignes pures “+: æ. 
surtouts précieux. 

Les meubles accusent tous la méme 
tendance: beauté des bois 


ou presque pas, des pieds. énoraé, 


souvent carrés, appuyés sur 
fes & des sit. 


Cherche à imiter 
la douce luthière du jour et on évite 
2lant que possible l'éclat fatigant des 


rdc … EE | 


| : 
| 

: 
4 
ï 


nt emmener te 


pe 


NE ARR ré PEONAR RN UN A 


eüt Situé mur ln rivé gauche de lu Seine. 


Quélaves francs que l'on laissé à un 
: permettent d'entrer dans ce 


jl'Apocaiypse, vous tourbilluntiez 
pendant cinq minutes; vous descendez 
e: ride, l'estomac chaviré… Mais 
h-des gens qui aiment ça! ,.Plus 
“ols, es mont des balançoires où l'on 
| s'élève à une hauteur vertigineuse, des 
Monfagues russes qui donnent le mal 
da, mer, des tpboggans, des sortes de 
bagnets:qui se déplacent sur ün par: 
quet frui ( ondule; les occupants des 
baquets sont donc lancés les uns con- 
tre les autres avec plus ou moins de 
violence. Et l'on s'amuse! et l'on ést 
content! > 

Ch. divertissements de sauvages, 
tréwapptéciés du public, semblent ba- 
sés sur ce besoin d'émotions neuves 
auitourmente les gens du XXme siè- 
cle. ls se paient, pour quelques sous, 
l'illusion de la éatastrophe sans le 
risque. “Quand vous glissez dans le 
tobogéan, vous avez l'impression que 
vousallez vous rompre les os, voug 

âves le frisson de l'angoisse et. vous 
vous -rétrouvez assis sur Un bon ma 
télés. : Dans 16 montagnes. russes, 
vous:avez la sensation de la chute 
datis. le gouffre: vous criez de peur 
jet.srte tram s'arrête! Ce sont là les 
plaisirs de.notre époque avide de sen 
satlons violentes. 
man, compte personnel, je trouve idiot 
d'aller payer pour éprouver quelques 
segoudes de torture! Enfin, chacun 
son goût !- 

Maly le “clou” de l'exposition, c'est 
la Seine! Le soir, vers dix heures, 
aquind M ville magique ruisselle de 
lamières, le fleuve semble vivre d'une 
vig'prüpre. 11 entre dans le cadre de 
la féerie, {1 se prête au jeu. Des ba 
tenux le sillonnent, portant des pro- 
smébéurs et des musiques. Des jets 
d'est fourbfitonnent.:: Sous le pont 
Alexandre III dés cascades teintées 
de mille co eurs semblent ün _rideai 

te CPS F7 

ds dhdaiches ont été aménagées en 
réfladfdhts. On boit, on mange sur 
l'eau en écoutant de la musique ou les 
brüité affreux d'ür”“jazz”. Naturelle- 
mént ces restaurants sont horrible- 
meñt chers. Ils né sont guère fré. 
auéntés que par les étrangers qui nous 
atfivént les poches gonfiées de gros- 
s6#" “livres” ou de fastueux dollars 


J'avoue que Ha 


La France sévit contre les 
Î  Communistes 


Paris — La-Cour d'Appel de Fränce 
viént de maintenir la sentence de six 
môis de prison et uhe amende de mille 
francs imposées à chacun .des députés 


Marcel Cacfin et Vaillant-Couturier f 


pour ävotr incité les soldats ‘à ta déso- 
bélssance. Ces sentences furent im- 
posées en 192$ par le tribunal de po- 
licé, à la suite d'articles de journaux 
et dé manifestes au moment de J'occu- 
paiion de la Ruhr. 

Sous l'admmistration Poincaré, Jes 
activités communistes étaient jugées 
bien sévèrement, mais la confirmation 
de ces sentences au moment de l'éva- 
cuation dé la Ruhr a causé une grandé 
surrise dans les cercles légaux. 


Congrès international de la 
jeunesse catholique à Rome 


Home — On fait de grands prépara- 
tifé pour le grand pèlerinage interna- 
tional de la jeunesse catholique de l'u- 
hivers qui aura lieu à Rome, du mer- 
credi 16 séptemibre au samédi suivant. 
Le congrès qui sera tenu en même 
temps sera une preuve solennelle de 
l'unité et de la. vitalité de l'Eglise ca- 
tholique. ___ 


:Atrrait- on découvert le tom- 
bédu du roi David? 


* Londres — Le correspondant du 
“Times” à Jérusalem rapporte que le 
révérend J. Carrow-Duncan, agissant 
dans l'intérêt du Fonds d'exploration | 
én Palestine, à découvert, sur le côté 
ouest de Jérusalem, une série de cham- 
bres creusées dans le roc; que l'on croit 
être le tombeau si recherehé du roi 
David, datanf de 1,200 ans avant l'ère 
chrétienne. : 


‘La température de la Cham- 
bre sous feu M. Pierre 


Paris ns Le feu secrétaire général 
de-Ja Chambre, M. Eugène Pierre, dont 
la mert «a attristé tous les familiers 
du Palais sad a était _afhigé eu une 


redoutait 8 t qu'il les détestait les 
courants d'air et vivait comme un ser- 
pent dans une couverture. Par ses 
ordres, une atmosphère étouffante ré- 
gnait”"à la Chambre. Les patients se 
soumettaient et se vengeaient par d'in- 
nocentes plaisahteries sur le compte 
du digne homme, L'uné des plus an- 
cientes est la suivante: 


‘Les possesseurs de maigres francs 
volt satisfaire leur appétit dans des 
endroits moins renommés mais aussi 
_môtüs üriéreux. 

Mämtenant, il faut conclure. 
avons parcouru l'exposition; 
impression faut-il en garder? 

‘IL est de tonte évidence que 


Nous 
quelle 


nous y 


avons trouvé de très belles choses: 


IL y a encore des artistes qui cherchent 
à faire avant tout feuvre d'artistes. 
Mais 1] faut bien avouer que, dans l'en- 
semble, il se dégage une impression 
de. baroque, spécialement dans l'archi 
tecture et la décoration proprement 
dites. Là, on a voulu faire table rase 
du. passé, on a voulu faire du ‘“mo- 
", trouver des formules artisti 
ques nouvelles ne rappelant en rien 
leg styles des époques éconlées. Aussi 
lé spoctaieur ést-il dérouté, déçu. Je 
n'aurais peit-être pas ost vous donner 
une appréciation aussi catégorique si 
_mon. impression n'avait été fortifiée 
l'opinion d'un artiste de -grande 
r que vous connissez bien, Je 
vobx parler dé M, le curé Maillard, 
de Gravelbourg, que nous avons eu le 
= A de rencontrer 4 Paris. Sa com 
ncè de peintre m'a prouvé qne ma 

de profane était juste. 
J1 fat louer de beaux efforts À l'ex 
_ position des arts décoratifs. Mais 
Hi fant régretier une fois de 
. de tendance révolutionnaire qui 

s'ufltre partout en Purope. 
Où renie trop volontiers lo: ircou, 
lès exemples, l'expérignce des ancûtres 
bien des. ipnarudénts 1omhent du 

de leur rèôve d'orgueil. 


+ FEEL France ARIEL-DUFRAT, 


il 
\ 
M ie n 


” U 1 1 2 . 7 D xt 
primant !8 volonté d'être incinéré. Le 
voici dans le four crématoire, entouré 
de' hauts personnages officiels, Au 
bout d'un certain temps de combus- 
tion, on suppose que la crémation doit 
être accomplie et l'on ouvre le funèbre 
appareil où la chaleur est portée au 
suprème degré. Mais de l'intérieur 
sort la voix bien connue du secrétaire 
général: “Fermez dunc la porte, vous 
me laissez dans un courant d'air." 

Le bon Pierre étali le seul qui au- 
rait eu le droit de ne pas goûter la 
plaisanterie, N'ayant du reste aucune 
idée d'avoir recours au four eréma- 
toire, il voulut bien en sourire quand 
on la lui ruconta. 

Quant à la température de la Cham 
bre, il ne la fit pas baisser d'un degré 

N 
Les grands de ce monde et 
leurs bretelles 


Paris L''Ophhion: "rapporte un 
petit fait-qui remonte au-jour récent 
où M. Painlevé, fevenant du Maroc 
par la voie des airs, atterrit à Toulouse 
et fut reçu sur l'aérodrome par M. de 
Monzie: ; 

Le président et le mimistre s'embras 
sèrent fort affectueusement, M. de 
Monzie était 1rès ému et à peine. remis 
de sûn émotion quand M. Painlevé lui 
demnnda doucement: 

— Est-ce que les magasins sont ou- 
verts, cher ami? 

Le visage du grand maître de Y'Uni- 
vefsilé accusa une véritable anxiété 

Une aussi longue randonnée 4 vait-elle 
troublé le’ cerveau pourtant si parfal. 
tement équilibré du président? 


te 


“cet institut durañt six mols.. 


‘pal pour la lutte contre la maluria. 


Paris — Le procureur de la Républi- 
que a demandé au tribumal de rejeter 
la plainte de M. Léon Daudet, le chef 
C= parti royaliste, demandant l'ouver- 
ture d'une enquête contre inconnu pour 
meurtre de son fils Philippe, âgé de 
14 aus, en janvier 1923. Le procureur, 
estime qu'il y a en suicide, 


Une artiste du siècle dernier 
Paris — Etampes a célébré le cen- 
exaire d'une artiste qui eut en soi 


Cage le renom d'un grand talent et ; 


d'une rigidité de moeërs | pèu 
dans le monde des théâtres. C'était 
Rose Chéri. Dans les pièces où elle 
jous avee éclat, elle n'acceptait point 
des rôle où ft lui eût fallu chantor un 
duo d'amour dans les bras-d'un autre 
homme que son mari, artiste comme 
elle, 

Rose Chéri, de son vrai nom Rose- 
Marie Cizos, était nfe à Etampes en 
1825. Elle mourut en 1860, en pleine 
célébrité. pr = 

DR) APS VERTE 


Mort de Mgr Janssens 


Rome — L'“Osservatore Romäno"* 
annonce la mort dé Mgr Laurent. Jans- 
sens, évêque titulaire de Betsaïde,-en 
Palestine, un des mémbres les plus 
savants dé l'ordre des Bénédictins. 
Mér Jansséns est décédé au couvent 
de Saint-Calixte, à l'âge de 70 ans, 
après 48 àns de vie ecclésiastique. 

Mgr Laurent Jansens naquit à Saint- 
Nicolas de Waes, diocèse de Gand, le 
2 juillet 1855; il fut sacré évèque en 
1921. Il à écrit plusieurs ouvrages 
liturgiques réputés. 


un, 


La coopération intellectuelle 


Genève — La commission interna- 
tionale de la Société des Nations, qui 
s'occupe de la coopération intellec- 
tuelle, s'est assemblée à Genève, sous 
la présidence du professeur Gilbert 
Murray, délégué anglais. .La commis- 
sion disoütera 143 détails de l'établis- 
sement proposé à Paris d'un institut 
international pour la coopération iutel- 
lectuallée; "T4 Chambre des députés de 
France a récemment voté des crédits 
de 500,000 francs pour l'entretien de 


a 
4 


Le Canada lien entre la Fran- 
ce et l'Angleterre 


Londres — La ville d'Hasting a resti- 
tué au Canada les armes royales fran. 
çaises de Québec, qu'elle détenait de- 
puis 1759. Le général Murray, un des 
‘on en 5 o es 9 ap 
portées du Canada et en avait fait 
adn à sa ville natäle, Ces armes, qui 
ornaient aütrefois les grilles de la ville 
de Québec, ont été remises solennelle 
went par lord Willington, maire d'Has- 
tings, à M; Larkin, haut commissaire 
ua Camada à Londres. 

M. de Fleuriau, convié à cette céré- 
monie, avait été invité à prendre la 
parole. L'ambassadeur de France, qui 
avait choisi commg sujet de son dis- 
cours ‘Le Canada lien d'amitié de 
l'Entente cordiale”, a obtenu un très 
vif et très chaleureux succès. 

— +020 07 

ROME — Plusieurs nations pa:tici- 
perdnt au premier congrès internatio 
congrès qui sera tenu à Rome du 4 
au 6 octobre, 7 

— 22 0 

La longueur totale: des voies ferrées 
canadiennes était, au ler janvier 1924, 
de 39,656.58 milles. Au cours de 1923, 

521.68 milles -de lignes nouvelles ont 
dé mis ef ‘exploltation. 


mañiére dont ils sont produits, 
se trouvent dans les organes di- 
estifs, où ils causent des désor- 
res au détriment de la santé 
de l'enfant. Les petits ne peu- 
vent pas avoir de confort tant 
que ces importuns pernicieux 
ne sont pas chassés, Une pré- 
paration excellente pour ce bat 
peut s'obtenir dans les Poudres 
à Vers de Miller. Elles détrui- 
sent les vers immédiatement et 
corrigent les conditions qui fa- 
vorisaient leur cxisteñce, 


L Lo 


| peinture. 


| mémoire, péchère! 


Les vers, quelle que “soit la 


que st elle avait été un portrait en|legez! Eh nonb: c'est 


C'était la pu attitude ét |le même, je"vais 


‘les mûriers, | coup vieille. Je me rappéllé 
avec une: chaise devant elle pour s'ap-| l'alphabet; je me souviens que : 
puyer les pieds; et auprès d'elle, sur première lettre, je ne sais plus 
le banc, et devant nn P la chaise, | péchère! Et’ puis, de mes trois 
un gros tas de ling blanc com- | enfants en agree pre 


y 
me la neige et déjà tout parfumé de a deux que la lettre A, fl 


en 
la leur faut 


lavande. à tous les deux Il y a d'abord la 
— Eh! bonjour, drantmre! petite que vous voyezlà, que la lettre 
— Té! vé!. c'est vous, monsieur | A lui va très bien, pourquoi on: Ta 
d'Auriol? Bien le bonjour! : | baptisée: Arsule; et puis, après, nl 4 


—— Et alors? vous vous maintenez, à | a l'aîné dés deux garcons, que la lettre 


ce que je vois? vous avez une mine 


superbe, grand'mère “Lorigemaïi! 
Les commandes peuvent être pp 


— Eh! éhi! monsieur d'Auriol, 
mai plus beaucoap bonne vue mi pot 
plies promptement 
à “ 


Ab! si vous m'a- 


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‘Tout le monde sait que dans les temps anciens la femme était con- 
sidérée comme une quantité négligeable, une béêté de somme destinée 
à tous les ouvrages Elle ne dut son relèvement qu'à l'influénce bien- 


fasante de liéglise catholique, et aujourd'hui eneore chez tous les 
peuples qui n'ont pas reçu lés bienfæits du christianieme, Î1& femme 
est toujours considérée comme une créature inférieure. ; 

Mais dans nos sociétés modernes, elle a depuis longtemps repris 
son rang, et dépassant peut-être. Ta Jhésure on L,; trouve ‘ans toutes 


des domal nes qui jusqu’ iei sembl: x ° CTE lut être exc lusivement réservés, 


Il en est un cependant dans lequel on semble pratiquement l'ignorer, 
c'est dans celui de l'assurance. - 


Le mari s'assure. lensez donc, un homme Ça en vaut la peine, Mais 
une feinme! -— On assure les bätisses parce que si elles brülinatent ce 
serait une perte, On axsure la récolté contre la grêle parce que. la grêle 
Ca fait du dommage ça occasionne des pertes. Quelques-uns assurent 
mème leurs anime aux. "ref, on assure (out excepté la femme, excepté 
lavmére'de famille, re , 

On n'en fait plus une esclave, 
graves, 
le reste, 


t 

Ce n'est pas três flatteur pour nos compagnes, et de plus c'est 
maladroit, C’est malhdroit parce que la vie d'une mère de famtlle 
a souvent autant dé valeur pour la famille que celle du père, et nous 
connaissons des quant ités d'énfants qui péinent et qui souffrent parce 
aue,celle vérité n'a pas été comprise. Nous noviondréns sur ce sujet, 
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Téléphone N 1771 


N. PIROTTON 


MONUMENTS FÜNERAIHES 


| de 
Aro 2 2 


Bémedi après-midi sur rondes-vous |885 et mi RUE Due S.-BONIFACE 


Téléphone N 1467. 


148, BOULEVARD DOLLARD : 
1s à-vis l'hopital) 


J. A. DESJARDINS 


ge 


sans la West Candda ln | 
vu le jour. C'est telle comblé les défic 
de notre journal pendant les années pénibles du début. 


La West Canada Publishing Co. a été fondée ‘pour fairé 

oeuvre dé presse catholique bien avant l'apparition de la Liberté. 
_ Elle publie et a publié des journaux en anglais, en français, en 
allemiand, én polonais et en ruthène, 

Le Canadian Ukranign, acculé à a banqueroute il y 4 une 
couple d'années, est venu supplier la West Canada Publishing 
Co. de vouloir bien le sauver en lui prétant son crédit, l'expé- 
rience de son personnel et le dévouement de”'ses employés. Ce 
n'est pas sans hésitation que les directeurs de la Wes{ Canada 
Publishing Co. ont consenti à accepter pareilles responsabilités. 
On fit valoir les raisons d’apostolat auprès de nos coreligion- 
naires ruthènes; le journal élait nécessaire à une population 
privée de desserte religieuse suffisante et gravement menacée 

—dans-st foi-—Gette-raison-et-ceHe-ià-seute;-fit-passer- outre aux 
craintes qu'inspirait aux directeurs de la West Canada Pub- 
lishing Co. un nouveau fardesu ajouté à une charge déjà lourde. 
Cette compagnie’ consentit donc à se charger de l’administra- 
tion matérielle du journal, tout en laissant à l'autorité ecclé- 
siastique ruthène le soin de voir à Fa rédaction et à la censure 
d'un journal imprimé dans une langue inconnue de la direction 
de la West Cànada Publishing Co. 

“ Or le journal ruthéne, récemment poursuivi pour libelle, 
vient d'être condamhé à payer #7,000: $2,000 de’ dommages 
supposés et #5,000 comme sanction disciplinaire. Ce’ verdict 
est d’une sévérité inconnue jusqu'ici dans les annales du jouf: 
falisme canadien: Nous le croyons de la dernière injustice, 
mais la señtence est portée. , 

C'est-donc une affaire de $#10,000 à peu près, en y ajoutant 
les frais légaux. Comme la compagnie d'impression est con- 

. jointement respoñsable avec le journal ruthène et que celui-ci 
est dépourvu dé moÿens financiers, c'est la West Canada Pub- 
lishing Co. qui devra payer. x 

Dix mille piastres ajoutées au fardeau déjà lourd qu'elle 
doit porter, c'est énorme. Si encore il lui suffisait, de verser 
cette somme pour se libérer de tous ses ennuis, elle s’efforcerait 
de la trouver. Mais une nouvelle poursuite de #10,000 est venue 
se greffer sur la première et il y en a d’autres en perspective. 
En présence d'un tel état de choses, il ne reste d’autre alter- 
native à la Wes{ Canada Publishing Co., pour protéger les droits 
de ses vrais créanciers, que de ééposer son bilan; en vue d'une 
réorganisation. : ! | 
: Elle doit adopter cette ligne de conduite tout en se rendant 
compte qu'une liquidation” ne lui permettra pas” de réa- 
liser la valeur de son actif et l'empêchera de faire complète- 
ment honneur à ses affaires. Dans le malheur qui la frappe, 
cette dernière considération est celle qui lui est le plus pénible, 
Inutile de dire qu'elle ne s'y résigne que forcée par des circons- 
tances indépendantes de sa volonté. 

La Liberté fait partie légalement de la West Canada Pub- 


tishing Go: et doit suivre cétlé derniére dans sa liquidation. | 


La sympathie très vive que noùs’ avons toujours rencontrée 
chez nos abonnés nous à portés à les inettre au courant de cette 
triste affaire. Le souci de notre homnèur nous commandait, au 
surplus, de dire publiquement lal raison de nos diffieultés 
actuelles. on : 

Mais nous ne-nous laissons pas abattre par celte dure 
douze ans qu'elle existe, la Liberté a, croyons-nous, amplement 
justifié sa raison d'être, elle est devenüe un organe essentiel 
de notre vie nationale au Manitoba et l'idée même de sa dispa- 
rition ‘est de celles auxquelles nul d'entre nous ne voudrait 
s'arréter. Aussi est-cé avec un courage non entamé et forts de 
la sympathie de nos compatriotes de la provifice et de tout le 
Canada que .nous entreprenons dès aujourd'hui une réorgani- 
sation nécéssaire pour continuer notre oeuvre de presse catho- 
lique et nationale. ; 

Nous espérons que la publication de la Liberté et des 
autres journaux de la West Canada ne sera pas interrompue. 


LA LIBERTE. 


8.8. Pie XI et l’‘‘Histoire | slorieuses de l'Eglise universelle, est 
L "Eglise Catholi fans aussi un titre d'honneur pour la Con- 
de 4 t C ae grégation des Oblats de Marie Imma- 


culée. LS 

Comme gage de Sa spéciale bienveil- 
lance, le Saint Père est heureux de 
vous envoyer la- Bénédiction Aposto 
ligue, À ed 

Veuillez agréer, mon Révérend Père, 
l'assurance demon religieux dévoue 
weut en Notre Seigneur. 

(Signé) PC. GASPARRI, 

Très Révérend Père Môrice, O.M.IL., 

Lebret, Sask: (Canada). 


ne | En ne co TÉENNEENS 
WASHINGTON — On considère que 
le problème agricole, aux Etats-Unis 


Le R. P. AG. Morice, O.MI, auteur 
de l'Histoire de VF£lise Catholique 
dans l'Onest Canadien”, a reçu du car 
dimai secrétaire d'Elat du Saint-Sière 
la ‘lettre suivante que hous sommes 
heureux. de reproduire: 

Segretaria di Stato ‘” 
di Sua Santita 
Dal Vatieano, 30 juin 1925. 
Mon Révérend Père, 

Le Souverain Pontife à vivement 

agréé l'hdinmage- que vous Lui avez 


fai des quatre volumes de l'Histoire. 


de l'Eglise Catholique dans l'Ouest 
Canadien”. : s 
AS» Ssinteté vous remercie de tout 
éveur dé ce témolgnagd de vénération 
finie et vous félicite d'un travail qui, 


est plus grave que jamais sous maps 
rapports. Le congrès s'en éccupera. 
MONTREAL — Le maréchal et la 
comtesse Haig sé sont embarqués ven- 
dredi à Montréal, sur le “Letitia”,-pour 


tbut en mettant en. lumière des pagesireutrer en Angleterre. 


4 L4 , 
se # ‘ 


m 
retrempe plus ite ses énergies. 

, C'est , sans doute, la divine 
Ptovideice y suscite toùjours des évé- 
ques remarquables qui sont à la fois 
la gloire dé leur pays et l'honneur de 
leur religion. ’ 

Le nouvel archevêque de Québec 
honneur à sa Hgnée. 
C'est ün chef, 

Doué d'un grand prestige, fl est 
avant tout un homme d'oeuvres. C'est, 
par excellence, un constructeur; mér- 
veilleusement servi par une intelligen- 
ce pulsante et créatrice, il mène à bien 
par un effort teéñace et une organisa- 
tion invincible les entreprises qu'il a 
jugées nécessaires. Ses-collaborateurs 
ont foi en lui; son commandement leur 
inspire de la sécurité; et fls ini. obéis- 
sént d'autant mieux qu'ils l'admirent 
et qu'ils l'aiment, La confiance que 
l'archevêque témoigne à ses inférieurs 
leur est à là fois un stimulant et. un 
réconfort. Le chef est humble; le chef 
est prudent; le chef est fort. 

Mer l'Archevêque de Québec est 
aussi un nd orateur; personne ne 
s'est jamais lassé de l'entendre, soit . 
dans les mille.et une circonstances où 
un” évêque se trouve appelé à impro- 
viser, sait dans’ les solennelles assem- 
blées de Ja réligion, du patriotisme ou 
des oeuvres sociales. 4 

Vigueur de la pensée, maitrise de 
la langue, puissance de la métaphore, 
éloquence du géste, tout chez Mgr Roy 
contribue à convaincre l'intelligence 
et à persuader la volonté. 

Enrichi depuis longtemps de la plé- 
nitude du sacerdoce et de l'autorité 
pontificale, le coadjuteur de feu le 
cardinal Bégin ne s'est pas moins fait 
rémarquer par la dignité avec laquelle 
il accomplit les rites augustes de ,sa 
charge, que par la sagesse <lairvoyan- 
te de son administration; de près com- 
me de loin, nous l'avons tous vu à 
l'oeuvre, secondant de ses efforts, qui 
étaient toujours gränds et fructueux, 
le noble vieillard qui lui avait dit com- 
me autrefois le Pharaon à, Joseph: 
“C'est vous qui aurez l'autorité sur ma 
maison; quand vous oùvrirez la bou- 
che pour commander, tout le peuple 
vous obéira, et je n'aurai au-dessus 
de vous que le trône et ia qualité de 
roi.” PRE 

Mais si un prince de l'Eglise a voulu 
partager avec lui son autorité, de divin 


Jait 


Crucifié lui a aussi fait part de sen 


tiré sa fécondité de l'abondance des 
souffrances qu'il a bién voulu s'impo- 
ser; un autre Christ, archevêque à la 
taille de géant et à la santé de fer 
qu'un mal impitoyable ‘a quand même 
paralysé pour l'action extérieure, nou- 
vel “homme de douleurs”, porte dans 
son Coeur et rachète par sa croix les 
âmes qui s'égarent, 

Chef éloquent, chef entraînant l'ar- 
chevêque de Québec est le -Pontife 
sanctifié par la souffrance auquel le 
bon Dieu vonfé les destinées de l'E 
£lise de Québec. | 

Nos lecteurs s'uniront à nous pour 
saluer dans la personne vénérée du 
nouvel archevêque de Québec le chef 
qui fut si actif, l'orateur qui sema tant. 
de bons discours, le pontife qui dis- 
tribga tant de grâces; ils s'inclineront 
profondément devant l'homme de dou- 
leurs et connaïssant la souffrance; ils 
s'agenouilleront avec nous pour de- 
mander avec de plus vives instances 
le mirÿle que tant d'âmes souhaitent 
et qu'elles implorent de la libératité 
du Tout-Puissant. — S. L C7" 


CDD 


REGINA — Environ 3,500 membres 
de la Coopérative da Blé travaillent 
dans la province et font un effort final 
pour portér la superficie des contrats 
à neuf millions d'acres. 


REGINA — Une grande campgne 
sera faite prochainement par les pro- 
wressisies fédéraux de la Saskatche- 
wan, dans le but de prélever des fonds 
pour leur parti 


toute l'ännée. Puis c'est celui de la 


d'histoire naturelle et de salles de 


importants les_uns que les autres-#ont- 


un <6rps aussi imposant de bâtisses 
en pierre et en briques pour former 
une #i grande école d'agriculture. Six 
édifices, y, compris la résidence du 
Principal du collège, composent la par- 
lie la plns importante. Le visiteur 
entre d'abord dans l'édifice de l'admi- 
nistration. Au centre de ce palais, 
on voit un escalier en hectagone qui 
monte jusqu'au quatrième étage. Dé 
chaque côté de l'escalier il y a des 
cabinets de travail, des salles de clas- 
$é, une bibliothèque “et un bu- 
TEAU_ dE POSE, 

Autour de l'édifice central rayonnent 
les autres constructions, bâties sur le 
même modèle, à l'épreuve du feu, Nous 
pouvons’ donc visiter l'édifice de la 
botanique et de l'horticultureagec 
déux belles serres chaudes remplies 
de fleurs aux diverses nuances pendant 


physique et de la chimie, bien outillé, 
muni de’ laboratoires et d'un musée 


classe, Un peu plus loin, vous pouvez 
pénétrer dans l'édifice de la mécani- 
que, réservé aux travaux manuels et 
à la forge. Tout près de 1à, vous allez 
au pavillôn de la laiterie, éksiement 
bien aménagé.  ; + 

A quelques pas de ce dernier, nous 
pénétrons dans l'immense édifice de 
là résidence où l'on loge et nourrit 
plus de cinq <énts, es, . C'est 
donc dire qu'il y a ‘des chambres à 
deux lits et pourvues de salle de bain 
à chaque étage. Au centre du palais 
résidentiel, dans le sous-sol, il y a une 
vaste piscine et des douches où l'on 
peut se rafraichir durant les chaleurs 
d'été. Au premier étage, vous pouvez 
voir l'immense salle à manger où 600 
personnes prennent place confortable- 
ment. Au-desstis de la salle à manger, 
le concierge vous conduit à la salle de 
théâtre, aussi vaste que celle de ‘la 
ville. A côté de l'auditorium, vous 
entrez dans la grande salle de gym- 
nase. 

Si vous voulez avoir une idée com- 
plète des bâtisses appartenant à la 
ferme, vous pouvez jeter un coup d'oeil 
rapide sur la porcherie, les écuries, 
les étables, le poulailler, là bergerie, 
la miellerie. Ces douze édifices, plus 


munis. de lümière électrique, d'eau 
chaude et d'eau froide, alimentés par 
un pouvoir hydraulique muni d'un 
chauffage central. 

Comme vous voyez, c'est une vérita- 
ble petite ville ayant ses commodités 
modernes et tous les avantages de la 
campagne. En effet, si vous prenez 
la peine de visiter cètte ferme d'un 


2 © — —_—_—_— ——— 
© ——— —————— — ——— ————— ————  — 
1 


organisé deux excursions à Winnipeg 
Beach et à Grand Beach. 


d'entretenir le feu sacré de l'enseigne- 
‘ment et de l'étude. : 


Godias BRUNET. 


30, juillet 1925. 


[à nouveau toutes les injures et toutes 


( 
; 


H 
3 


l 


citer de leu 
géste de Ia “Liaison 

A pas étonhés. La > 
Québec à toujours &té avec les oppri- 
d'elle que nous est vénu le réconfort 
: dans les temps héroïques et malheu- 
| reux que nous avons traversés; quand 
nous ‘étions bâfoués et maltraités de 


Batoche, les Métis ont été traltés, 
comme toujours, en vaincus. On a 
continué à plétiner sur eux et prineli- 
palément sur leur chef, en ramassant 


a 


Fees en 1885. Comme l'habitude est 


Pour détourner des Etats- 
Ra Unis prie free F 


Le Droit (M. Charles Gautier) : 
Tout le monde s'entend pour déplo- 

ref l'émigration des Canadiens fran- 

çaïis aux Etats-Unis, surtout lorsque'cet 


exode se produit, comme au cours des 


dernières années dans des centres 
américains où les nôtres n'ont pas de 
solide organisation religieuse et natio- 
nale, Ces centres sont géographique- 
ment. beaucoup plus proches de Mont- 
réal que les centres français de l'Ouest, 
mais-ils sont complètement séparés 
de la province de Québec par la lan- 
gue, la foi, la patrie, les coutumes. 
C'est pour les nôtres l'anglicisation im- 
médiate ou' prochaine. | 
Vouloir ‘grossir les centres franco- 
américains, centres industriels pour 
la plupart, c'est dépeupler davantage 
les campagnes, altérer d'autant nos 
forces religieuses, ‘nationales, politi- 
ques. Nous disons ces choses sans 
acrimonie, sans reproche, C'est une 
simple constatation de faits. 
effet, niera qnd.. abstraction faite de 
Québec, les 57,000 Acadiens de Ja Noc- 
velle-Ecosse, les 121,000 -Acadiens du 
Nouveau-Brunswick, les 250,000 Fran- 
co-Ontariens, les 41.000 Franco-Mani- 


tobains, les 42,000 Canadiens français |‘ 


de la Saskatchewan, les 31,000 Cana- 
diens français de l'Alberta, ont, non 
seulèment dans l'ensemble, mais cha- 
que groupe dans sa province, plus d'in- 
fluence; glus-de-}berté.-ples-d' : 
et cela dans le domaine religieux, na- 
tional et politique, que les deux mi- 
lions de Franco-Américains? 

‘lu y a là un fait qui milite puissam- 
ment en faveur du maintien des Cana- 
diens français dans les provinces ca- 
nadiènnes. Au Canada, l'opinion est 
unanime sur ce point, et l'on cherche 
par tous les moyens à enrayer l'exode 


Qui, en! 


Jour. Mais la vérité né-ment pas. Le 


mille carré, vous observez des champs 
de-céréales, des fleurs où butinent les 
abeilles, des légumes et des arbustes 
de toutes sortes où l'on pratique l'‘“‘em- 
birisme”, comme on dirait en méde- 
cine. C'est donc une ferme . expéri- 
mentale. Le fruit des expériences est 
annoté tous les jours de l'année, grâce 
à la statistique. On sait, par exemple, 
combien d'oeufs par année tine poule 
de race peut rapporter, ce que, produit 
une vache laitière, combien dd minots 
diverses céréales peuvent rendre, ce 
que coûte un bon repas substantiel, 
etc. 

Etant donné que l'agriculture est la 
“moelle épinière” d'un pays comme 
l'Ouest canadien, on a donc voulu que 
rien ne soit épargné pour y édifier ces 
maisons luxueuses. . 

C'est dans ce.séjcur <harmant que 
lès ét udiants poursuivent leurs études 
dans les sciences agricoles durant le 
cours de l'année. On profite de l'été, 
pendant lequel ces maisons sont inoc- 
Cupées, pour y instiluer les-cours de 
vacances patronnés par le département 
d'éducation et l’Université du . Mani 
toba. Alors on y voit cette affluence 
de personnes venues du Manitoba, © -- 
Etats-Unis, de l'Ontario, de la Saskak- 
chewan et de l'Alberta. 

Mais, me direz-vous, quel est: donc 
le bui de ces cours? C'est de permet- 


des nôtres vors les Etats-Unis. 
L'unanimité n'est plus la même lors- 
qu'it s'agit de savoir si les Canadiens 
français demeureront dans la province 
de Québec ou s'ils iront chercher aven- 
ture et fortune dans d'autres provin- 
ces, s’il est préférable de les masser 
dans les régions de colonisation du 
Québec et de l'Ontario ou de leur faci- 
liter l'accès des provinces de l'Ouest. 

D 0—— 


Humour et morale 


Nous lisons dans un joürnal cana- 
dien: * : 

Un commerçant de charbon, qui vient 
de se retirer des affaires, écrit ce qui 
suit: RE 

“Comment ai-je pu me retirer des 
affaires ayant 550,000 à mon compte 
de banque, après avoir été trente ans 
dans le commerce de charbon? Ja 
raison, c'est que je me suis toujours 
appliqué sineèrement à mon devoir. 
J'ai suivi les règles les plus rigoureu- 
ses de l'économie. J'ai-toujours été 
honnête, Je n'ai jamais dépensé un 


[seu pour des folies, m'attachant sans 


rélâche à ma besogne et âvec tout mon 
coeur,” + 
At cette belle leçon de morale flbit 
Par ce trait: à 
“Une autre raison, c'est qu'à sa mort 


e 


tre aux étudiants de mieux se spécia- 
liser dans certains sujets dû program 
me scolaire, d'étudier les méthode: 
d'enséigneme:t, de se préparer. adx 
<xamens universitaires afin d'y pren- 


mon oncle m'a légué #49,999.50." 

À 4———— 

La mort peut briser bien des joies, 
bien des espérances; elle ne peut rom- 
pre les liens qui unissent une âme irm- 


dre leurs degrés. + |mortelle aux âmes qu'elle aime im 
C'est pourquoi quelques-uns je de £ 
re LA . ; 


. 
+ 


lomnies inventées de toutes piè- 


bien prise de ne pas se géner avec les 
Métis — quantité négligeable — on 
adresse en passant quelques mots d'é- 
loge à leur bravoure et ensuite on les 
écrase sans justification, sous le far- 
Cela se fait depuis 40 ans! 

Nos concevons que quelques-uns 
puissent rapportèr ces calomnieé avec 
sincérité parce qu'on leur à pas 
montré d'autre version. Le malheur, 
c'est que des écrivains de grand talent 
ont pris comme véridiques les menson- 
ges inventés par la haine, le fanatis- 
me et la passion politique. Le but que 
se proposaient d'atteindre les auteurs 
de ces inventions était admirablèment 
sérvi par ceux qui, plus tard, ont con- 
tinué à répéter leurs assériions,  Oë 
but était tout d'abord J'idée fixe de 
conväincre le public qu'on n'était pour 
rien dans la Rébellion. Les signa- 
tures de certaines correspondances 
étaient pout eux des garanties de vé 
rité indiscutable, et ils ont écrit l'his- 
toire à la lumière de renseignements 
contenus dhns ces correspondances, 
Ce qui nous étonne c'est qu’on semblé 
avoir oublié de tenir compte d'une 
pärtie importante de ces écrits, car 
une citation intégrale auraît fait voir 
certains événements sous un autre 


petit peuple métis, faible et sans res- 
sources, sera-t-il encore appelé à la 
faire connaître? 
Quelques amis nous disent: “Pour- 
quoi n'avez-vous pas parlé plus tôt?" 
À cela nous sommes obligés de répon- 
dre par un pénible aveu. Après la 
mort de son chef et les événements 
;da-mationr- "vécut la 
tête basse, renfermant sa doûleur en 
elle-même, se sentant méprisée et ne 
trouvant aucune sympathie autour 
d'elle. Les jeunes n'osäient plus se 
dire Métis; on leur faisait sentir par- 
tout que ce nom était une tache, Ce. 


fut peut-être le temps te plus pénible | 


pour les nôtres. Mais la Providence 
suscita parmi nous des hommes à l'e 
prit viril qui secouèrent leur torpeur, 
entrepyirent de secouer celle de leur 
race et de lui redonner la place qui 
lui appartient. Une réorganisation fut 
entreprise. Le premier but fut de met- 
tre l'histoire au clair, tâche immense. 
si l'on tient compte de la situation. 
De fait, tous les actes des Méiis ne 
semblaient avoir été que des actes 
d'automates, Le bien qu'ils avaient 
fait, on le leur avait fait: faire. Si 
d'autre part on leur reprochait on 
écart on ne manquait pas de dire que 
c'était dû à un manque de soumission 
à une direction plus éclairée, 

C'était une légende, mais une légen: 
de tenace. Il fallait être bien armé 
pour la détruire. Comme ces hommes 
n'avaient pas les moyens d'y consa-. 
crer tout leur temps, des années pas- 
sèrent, mais ils croient qu'ils sont 
maintenant en état d'atteindre ce but 
dans un avenir peu éloigné. Vingt ans 
de travaux et de persévérance leur ont 
permis de ramasser fous les matériaux 
au moyen desquels le rôle joué par 
les Métis dans les Provinces dé l'Ouest 
sera mis au jour d'une manière impar- 


tiale et véridique. Ce n'est plus qu'u- | 


ne question de finances, et nous espé- 
rons, le patriotisme des Métis 
régler cette question avant peu. 

Cet aveu fait, nous entreprendrons 
de répondre aux discoërs de Batoche, 
On 2 dit là, entre autres choses: 

/*En 1870, si là drapeau anglais a pu 
continuer à flottér librement à la brise 
canadienne, s’il n'a pas été remplacé 
par le drapeau étoité, nous le devons 
à Mgr Taché ‘ 

La surenchère n'a jamais aidé 


Frâlént pas tirés dans Île 


Les orateurs voudraient-lls 


‘partant poùr Ottawa, rencontra Riel: 


à Säint-Norbert, le 22 septembre, "I * 


dit à Riel: “Vous savez le bruit qui 


court nù sujet des Fenians? — J'on | 
al éntendn parler, répond Riel: 
suppose, dit Mgr Taché, qu’ 


Monseigneur, répond Riel, je suls câ° 


tholique et Français; je n'aime pas ” 


!ces gens-là, n'ayez aucune erainte.” 


<e que cette réponse porte à eroiré * 


que sans l'intervéhtion dé Mgr Taché/l" 


Riel aurait aidé les Fenidns? 


pas de trace d'hésitation. 


Et notons bien qu'en ce mometit * 
Riel était fugitif et traqué partoüt. ” 
Néanmoins, que fait4i? 1 ble 
des siens; dans plusieurs. 1 1 4 
| consécutives dont les procès-verbaux,» 
-ont été publiés, les Métis ont dt 


w: 


cuté 
la question à fond. Quelle ést leur: 
décision? Malgré toutes leurs 
res, les mauvais traitements, Je man 


que de parole def ministres. à Ottawa,‘ | 
ils. décident de séutenir le gou me ie 
… Et quand le ns & CE 


neur Archibald demande leurs servis" 
ces, Îls répondent ouf, À une condition 
pourtant: c'est qu'ils ne seront pas" 
tirés dans le dos pendant qu'ils in: 
dront le pays. La réponse @u lieute-!* 
nant-gouverneur mérite d'être: cométe : 
gnée: “Nous vous promettôns que * 


“vous ne serez pas inquiétés dans les | 


circonstances actuelles.” C'est-à-dtré* ! 


Pendant que vous nous défendrez. Nous ++ 


devons dire, à la justification du liéu.'* 
tenant-gouvérneur, que cetie phrase 
incroyable lui fut suggérée. 
cette seule promese, les Métis 1e 
les armes et leur attitude sauva.lei. 
pays. Les persécutés sauvèreut les. 
persécuteurs,  Qu'y ont-ils gagné? Le: 
silence ét le mépris. EST 
Mgr Taché “une Quastion à Réel 


et on lul attribue d'avoir sauvé le paÿs.. 


Les Métis sauvèrent leurs 
avec la seule promesse qu'ils: 


°: Com» 
ment-leur loyauté et leur dévouen 


Lont-ils été reconnus? * Les discours . 
‘Batoche vous donnent la réponse, 


Passons maintenant À 1886. On 4. 
parlé là-bas, le 10 juillet, de !à contre: 
campagrie organisée par les mission. 
naires.. Nous ferons remarquer que . 
les missionnaires n'avaient pas atten: | 
du l'insurrect mettre [le . 
vernement en garde contre Riel. AUX, , 
prefniers b 
partie pour le chercher, ils conseihé-.. 
rent de l'arrêter, ‘’s'{l te l'invite | 
Uon et traverse la frontière”. ( 
me des Documents parlementaires, 
bellion du N-0., page 283.) + 

Avant de répondre aux 4, 
uous devons déclarer que la plus 
de partie de ce qui vaçsuivre est « 
tenue dans une lettre que notre Co 
mité avait adressée au R, P. Moriée, * 


L'idée première du Comité avait 616! - 


Le Révérend Père n'a pas dalgné 
nous répondre, Pourtant la qué ” 
était importante: {| s'agissait de = 
réputation de toyt un à 


PTE 


Le 


rés . 
LI 
À 


qu'une mission était … 


Li 


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seïsseisi CRETEIL ELLE LEE 


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chaînes. 


les et des 


— 


rétènt mourir les armes à la main 
que 


: de ne laisser détruire. 
unaniwes dans leur déc Excep- 
pourtant Charles Nolin. Après 
avofr enflammé les débuts par ses dis- 
phuitions de tout mettre À feu et à 
[ “iles siens n'obtenalent pas jus- 
êtice, f\ prit peur au premier coup de 
“jeu tiré au Lac aux Canards, vola la 
AYONUP Ge sa bulle-S0ËUF. Mme Atha- 


Ia furent 


.. : fase Lépine, et se sauva à Prince-A}- 


LU Régina) 


rt pour se mettre soûs li protéction 
Ta police. L'ancien ministre de l'A- 
griculture continua son rôle de 1870 
‘en se faisant le défateur des siens et 
le termina par son! fameux et faux 
témoignage au procès de Régina. 
‘1 Père Morice semble rejeter sur 
‘les Métis la responsabilité du massa- 
cre des missionnaires au Lac à la Gre- 
nbuille, Pourtant, au procès de Ré- 
gina, la défense a prouvé à la satis- 
faction du tribunal que les Métis 
étalent innocents de éette affaire. Les 
1éttres que Dumont et Riel écrivaient 
aux Sauvages, et auxquelles on attri- 
“ibtie la cause du, massacre, portaient 
14 date du ler mai. (Plaidoyer de Osler, 
Wavocat de la couronne, äu procès de 
‘Dr, le massacre avait eu 
Heu le 2 avril. La distance entre le 
Este -à hi —Grenouitie-et-Batoche est 


7 
> 


——-enbrme et ce-n'est que dans tes pre: 


“vais la chose était. fahe, 


“emliers jours de mai que les gens de 
Batüche ‘em eurent la noüvelle Leë 
Métis regrettèrent ce triste incident, 

Faut-il re- 
Jeter sur eux une faute coïincidente 
qui eut sa propre cause immédiate? 
C'est un fait: reconnu que les Sauva 
ges étaient dans une situation déplo- 
# fabfe- Les agents du Bouvernement- 

à fau avoir pris à tâche de les 

" re disparaître. Lard rouillé, farine 

à dorrompue, etc., tout ce qui est habi- 

# tuellement jeté aux ordures était bon 

« Dour les sauvages. Faire uh tableau 

® de.la manière dont ils furent traités 

% serait frop long et tropriste pour le 
cadre de cette critique -Nous citerons 

& seulement le témoignage de l'hon. 

à Lawrence Clarke qui dit: “Si les. Sau 


M tages n'avaient pas été retenus par 


5 tes prôtres et les missionnaires, les 


instructeurs agricoles et 


an 


F1 sauvèrent 
: Pourtes qui est de 


if 
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quatre Pères Oblats furent = 


Père Moùbn? 11 était dans son église 
ét dans les derniers temps il eut la 
vompagnie du Père Végreville. Mais 
comment croire qu'ils étaient prison- 
niers quand, dans les quatre jours de 
bataille, le premier aïllait où il vou- 
lait, se servant de son influence cün- 
tre Riel, et quand le second pat aïler 
trois fois trouver le général Middle- 
ton, et l'on sait pourquoi. Ces prison- 
niers,-si-tant-est-qu'its 16 füsséñt, 
étaient étrangement gardés. On a été 
jusqu'à dire que ie Père Moulin avait 
été blessé par une balle insurgée. 
C'est une supposition grätuite, car le 
Père Moulir-tui-même ne put dire, im- 
médiatement après avoir été blessé, 
par quel côté il fut frappé. Nous te- 


nons ce témoignage de la personne 


| 


même qui jui posa la question. 

Les deux autres, quels étaient-i's? 
L'accusation est grave; elle mérite 
d'être précisée. Etait-ce le Père Four- 
mont? Prenons son témoignage. au 
procès de Riel. I1 fut demandé une 
fois-devant le Conseil. Riel le renvoya 
le soir même. Napoléon Nault alla le 
chercher à son presbytère À Saint- 
Laurent. Le ‘Père Végreville les ac- 
compagna. Patrice Fleury le recon- 
duisit. Ceci se passait immédiatement 
avant la bataille de Batoche. Lé Përe 
Touzé disparut après l'engagement du 
Lac aux Canards et ne fut plus revu 
par les Métis. 

On a'écrit également que des re'i 
gieuses furent priscnnières à Batoch? 
Or personne parmi les combattants ou 
autres n'a vu des religieuses à Bato- 
che pendant la campagne, et même 
avant. Des voix autorisées annoncent 
cependan! qu'il y en avait. A la vérité 
nous ayons en main le récit d'une r2li 
gieuse (?) au “Tablet” de en 
C'est un roman. Elle rassemble tous 
les_ prêtres, les frère, les soeurs al 
Saint-Autoine (Batoche) et elle finit 
sa lettre en disant “qu'ils étaient toux 
virtuellement prisonniers à Saint-Jau- 
rent”, Or Saïnt-Laurent est à 16 mil- 
les de Batoche et il n'y eut jamais 
là de Métis en armes. Aucun coup de 
feu n'y fut tiré de toute la campagne. 


les autres | Ce roman pouvyäit être bon pour Lon- 


* fommes politiques salariés noxymés. Ldrea -en-1888-çmuts atjonrd-hui--pour- 
“pour administrer leurs affaires au [faire l'Histoire, il faut le mettre de 
- Ÿ talent été tués depuis longtemps.” è 


# : l'e témoignage est corroboré par les 
k- faits matin du 2 avril, l'Esprit 
% Errant alla demander de la nourriture 
h-4 êu magasin. Sa femme et ses enfants 


Le 


M étaient malades, surtout de faiblesse; 


ju! méme ’n'avait pas mangé depuis 


côté. 

C'est un fait bien connu parmi les 
nôtres que Gabriel Dumont, se rendant 
compte du dommage, fait à leur cause 
par les missionnaires, propesa au Con- 
seil de les faire garder“ mais Riel s'y 
opposa en disant: ‘La . c 


mt 


: plusieurs jours. Il reçut la réponse 
# babituelle qu'on lyi faisait tous les 
» jours: “’Travaille, fainéant!” Ce jour- 
# à, l'agent le prit par les épaules, le 
À {ourna sur jui-mêime, et le jeta dehors 
% à coups de pied. Alors le malheureux 
. ÿiù tout rouge; il alla chercher son 
® fusil, et lorsque l'agent sortit. il fit 
d feu. . Ce fut le signal. Tous les Sau- 
® tages s'armèrent et se véngèrent atro- 
“ tement des maux qu'ils avaient endu- 
+ tés. Lés Pères Marchand et Fafard 
« tombèrent l'un après l'autre. Les Sau- 
% ages n'avaient aucune haine contre 
# ks Pères, mais comme le dit ensuite 
* FEnfant. Tannant, fils du Gros Ours: 


s aidé. 


Une simple et 
le 


leurs presbytères”. Et il n'en fut plus 
questiôn. 

‘Le Père Morice nous dit que Riel 
fut capturé le 16 mai. Pourquoi n'a- 
voir pas dit qu'il s'était rendu? Pour- 
quoi lui enlever le bénéfice de cet 
acte? Pourtant|ceci est prauvé, Hors 
de tout doute. Premièrement, par les 
témoignages au procès de Régina: 
deuxièmement, par la lettre qu'il a 
écrite lui-même le 15 mal; troisième- 
ment, par le témoignage de Nap. Naaokt 
qui chercha, mais en vain à l'entraîner 
aux Exats-Unis;: quatrièmeinent, par 
le témoignage de Moïse Quellette: cin- 
quièmemert, par les témoignages des 


. Toujours de l’Espoir 
même quand d'autres médecines ne vous ont, 
i vieille préparation 


‘peut vous remettre sur la route de la santé 1la fait cela pour 


milliers d'autres. Pourquoi 


A 


prenves convaineantes et irréfutables, 


mais fl en faudrait d'autres que les 
fameuses Lettres de 1885 où ne trans- 
pire que la haine de Rie}, haine que 
sa mort seule pouvait apaiser. Nous 
‘vouloss justice pour la mémoire des 
nôtres: nous devons aux héros de 
1865-30-71 et' 1585, de laver leur mé 
moire des infamie qu'on y a atta- 
chées; nous le leur. devons ét nous 
le devons aussi à ceux qui yiendront 
après nous Nous voulons leur appren- 
dre à lever la tête, à être fiers de ieur 
passé qui est-tout glorieux. -Nous n'i- 
gnorons pas que la tâche est diffcile 
et délicate. Peut-être serons-nous obit- 
gés de faire des précisions pénibles: 
bablement pour d'autres aussi, mais 
nous ne faillirons pas à notre devoir. 
Nous sommes faibles, mais avec l'aide 
de Dieu, nous avons le ferme espoir 
d'atteindre le but que nous nous pro- 
. Samuel-A' NAULT, 
Secrétaire du Comité Historique 
de l'Union Nationale Métisse 
du’Manitoba 

——— 2 2 0D0-0—— 

L'Association d'Education 
et l’‘‘Histoire abrégée de 
| l'Ouest Canadien” 


Résolution adoptée par l'Exécutif de 
l'Association d'Education des Cana 
diens français du Manitoba, à son as 
semblée du 29 juillet 1925, concernant 
te ivre du RP. Mürice, O MI T-His 
toire abrégée de l'Ouest Cznadien”. 

ATTENDU QEE, après 2zvoir enten- 
du une délégation du Comité Histori- 
que de l’Union Nationale Métisse pro- 
testant , contre certaines allégations 
contenues das le livre du R_ P: Mcrice, 
“Histoire abrégée de l'Ouest Cana. 
dien”, rèlativement à j'insurrection de 
1885, l'Fxécutif de l'Association d'Æ 
ducation a nommé un comité spécial 
pour étudier ces allégationé: 

ATTENDU QUE ce comité . spécial 
a fait rapport, après une étude appro- 


fondie, recommandant l'envoi au R_ P.! trouvent cela très agréable, très doux 


Morice, par FExécutif, d'une copie ex- 


acte de la lettre qui lui a déjà été| importants” et deviennent insupper- 
adressée par le Comité Historique de | tables. 


l'Union Nationale Métisse, le 10 février 


‘lexacte, même si elle n'est pas complète. 


cé. Et a né. 


RE 


meilleur moyen d'y répondre de notre mieux. 


| Muse à 
D'abord, que la réponse soil lou 


inciler les enfants à én férmaler à leur tour. 


e pement de l'intelligence. | 
sans dépasser la capacité actuelle de l'enfant. . Non seulement les, parenis. doivent être 
Nous devons attendre la question suivante. En* Prêts à répondre à des questions. mais ils doi- 
second lieu, si nous ignorons-la réponse, nous  ®°#i prépérer la voie cl amener les enfants à 
devons l'avouer, mais s'il ÿ a moyen de la trou- poser ces questions aurquelles chaque homme 
ver, nous devons la chercher, si possible avec‘! chaque femme doivent stvoir répondre pour 
l'aide de l'enfant. - dr 
_H n'y a rien qui tue l'effort chez les enfants 
comme le fait de constater qüe leurs ainés puis: ‘re eur ef leurs enfants: irop longtemps ils 
sent se déclarer satisfaits de laisser une ques- #° s0ni compèrtés comme si les faits de la vie 
tion sans réponse. Le souvenir leur en revient laient de telle naîure qu'il en faille avoir 
souvent et parfois eux aussi seront satisfaits. honte. Mieux vaut que les erfanis pous pescnt 
s'ils doivent laisser une question sans réponse °uvertement une question: ils n'auront pas à 
et ils ne chercheront plus à monter la celline epprendre la réponse. par une voie détournée, 
des connaissances humaines. Beaucoup d'en- de personnes moins responsables. __.... __ . 
fants pensent que leurs.ainés cessent d'appren- ‘ Tant: FRIDOLINE. . 
pire de ces conieñs écrits pour elle: ! 


AUNE ESEEEE 


, cermement La toleîte des petits et &es 

grands _Il m'est guère À proges de re- 

chercher l'originalité dams es costs 
famtims : ; 


eflet. souvent elle ne sauvrait être complèt 


L’A 


un besoin incroyable d'attirer l'aîtez- 
. ” & ps 'e 

tion? . : |" Ce qu'on dit des Ses est applicable : 

Avez-vous remarqué le regard 2 | aux garçons, non que leur vanité ax | “Quel âge svez-vocs”. la dame baissa. 


coulisse que RER mt qEe Sles, sine irtère de 
sur les personnes qui resardnt|p,, ne se sourient que fat pen de 


jouer? è 
Avez vous remarqué qu'elles font des 
manières pour se rendre intéressagtes 


leurs habits: c'est par lesprit.et ke 
furce qu'ils veulent briller _ It croient, Le juge examims la récalcitrante 
a tout savoir, Ês m'oet peur de rien, Dsl Ele lui parut avoir quarante ans 
et vont, s'il faut, jusqu'aux larmes Dour), Lntards A lédecateur de re | Puur lui faire avouer la vérité, il exa- 
se faire consoler* .l'aresser ceta té à dessein: 
Avez vous TER que EarçonS en Ajpeteraije un sukeï® Cest qui — Greffer, écrivez que madame à 
filles préfèrent être grondés platit Re}, ne. went de patisure dons ce | 
de pamer langesque? Ce lseln de DLL à oiremmement Ce m'est pas — Où! non monsieur le jaçe. pro- 
Ma nons l'appellerens de LÉ re dun jour: M faut sy repren ltestatelle, je n'en ai que visgt huit! 
nité”. À n 

È dre souvent. s'atteler à sa tèche se) — Dans ces créonna le 
Fensien, qui sY ME TES Men. | ,romettre de me pes La laisser à Semi jage-an greffier, écrivez que madame 
prétend que toutes les filles naissent | de: tâche pal Los aen 2 quarante et un! 


avec un ardent désir de plaire: on peut | réséet instances cilines — Neon, non, monsieur le jage, cap- 
en dire autant des garçons; ü my a hong - 


‘ e aux supplicati pressamtes de Ven | Dita la femme, qu'il écrive trente neuf: 
de différence 4ne-dans lé chdis desk EEE es —— "#5 LUE Fr EE le 
moyens. SE la comprendre et La poursufvre jub {age mettums trente neuf et demi et 


L'éducation, c'est son rôle, devrait | Qu'au bou: . 
combattre €ette tendance: en rédiite. 
elle l'aggrave souvent. 

Les fnères, d'une complaisance qui 
va jusqu'a l'aveuglement, célebrent 
tout haut, devant eux, les charmes de 
leurs petits. Sont\ils assez mignons?” _ 
Ont-ils assez d'esprit”. On cite leurs 
ripostes, leu-s bons mots, on parie 
d'intelligence éreillkée, précoce, et eux 
les “mignons” avalent tous ces com 
pliments comme on boit du lait: îls 


‘toit le monde sera d'accord, daème 
Cousise MAC vire acte de maissance! 

(Prugle de France ) | La dissimaluiion d'âge est an dé 
: - / faut fiminmin L'homme en souffre 
moins Certains même sourient arec 
| cogue tee hkrsgm'on les traite de 
| rieuz beaux Peu &> femmes aime- 
raient qu'on Les 2ppelit vieilles belles’ 
Ce somci des femmes de cacher leur 
re embarrass en ce montat un iésis- 
-lmteur frrzmçuis qui étmdie, dans ses 
BLONDE — Nom, certainement nom | jéiïs In question de l'électorat des 


ils se gouflent, se prennent pour des 


NA 7 


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Dieu, ayez pitié de moi qui suis un : | 


pétheur. Je vous déclare que celui-ci 
f'en retourna chez ni justifié, et non 


pas l'autre: car quiconque s'élève sera | 


smhaissé, et quiconque s'abaisse pera 


Vendredi 7 — S Cajétan 

Sumelli $ — S Cyrisc. 

Dimanche 9 — Dixième après la Pen 
tecte S Romain 

Landi 16 — S Lauren! } 

Mardi 11 — S Tiburce et Site Su 
ana 
Ctaire. 


rale ei préféreront ‘renoncer à leurs 
droits politiques! 


Louis FOREST 
Es 
Les microbes sur la peau 
"4 humaine 
‘ D'après les indications du bactério- 
logiste russe Wirouga. le nombre des 
microbes qui habitent sur la peau hu- 
maine est prodigieux_ 

Au niveau de la poitrine, un demi- 
pouce carré de peau contient entre 
9.608 et 15000 microbes: un demi- 
pouce carré du dos en contient 13.000 
à 17260. L'index de la main droite 
est rarni, suivant la proprété du sujet. 
de 122 microbes par dedii-pouce À 
23.060. ù 

M. Wirouga a passé su microscope 
la peau des mains des infirmiers dans 


des Vépiaux. SE SON de Fériiäbles mu 


siums de microbes variés. 
Moralité: lavonssous souréat, c'est 
le seul moyen d'entretenir la santé 


| 
| 
| 


physique de notre peau, €t dans les _ | 


temps chauds où nous sommes, de 
nous assurer une fraicheur au moins 
relative 


$15,000 EN PRIX 


ler prix: 
11:66 00. 


L'auto d'un millionnaire 


Pourquoi se géneraient hs? ‘Ils au 


1925, en demandant au R P. Morice | raient bien tort puisqu'on rit de tout 
de fournir les preuves de ce qu'il a]et qu'on les admire 


avancé au sujet de cet épisode; 
- ATTENDU QUE cette lettre est e » 
parvenue à son des:inataire, tel qu 


testé par le récépissé du bureau de | sible. 
poñe d'Argyle, Minn, én date du 29 | Qu'un 


mai 1925; 


‘Je sais qu'on à du mal à résister 
aux charmes de l'enfance; plus om 
aysance dans la vie, ples on y ect -cæ 
mais plus aussi on comprend 
inct, un simple mot, peut éveil 
ler la vaniié qui sommeille en ces ju 


ATTENDU QUE le R_P. Morice n'a|n®s coeurs. 


pas cru devoir répondre à la dité let 
tre; r# 


EN CONSEQUENCE, il est résêta 
que l'Exécutif cesse de répandre 


—— Maman, disait un jour uné petite 
fille de six ans qui se promenaîit a7e€ 
sa mère, repassons dans cette 1llée._  . 


: _—Et pourquoi, mon enfant”. 


| d'avoir le dernier met la paix de votre 
|rmémase serait menacée C'est un bien 


je me vous conseille pes de vous ser | fume J'ai 86jà attiré, l'attention] °®° Prix: 8220900 en argent. 
vir du peroxyée Dour vus CheTÈUL | ce problème délicat. Les cartés Ime prix: $1009.09 en argent. 
Vous le regretferiez, car Temploi de |: orales portent V'ige des électeurs. 4me prix: 5500.00 en. argent. 
ce Hquile est tres préjméiciable à a | 5 Sme prix: $100 én ‘argent. 


Les présidents de secticn pourraient 
donc, d'un coup d'osil êtretenus an 
cuarast de secrets parfois gardés fa- 
rouchement Alors, que faire” Ne 


chevelure. 

ETUDIANTE — Les premiers dic- 
tiommaires réguliers furem- Vocabs 
lario/ dla Crusea (1612): le diction-| ne écrire sur les cartes 
aire de l'Académie française (1694) la mention de l'âre”_ Cette | 
et cœlui.dée VAcadèmie de Madtil st ds crier tros as _ | 
CTSIATISN Je crois que le iction: Fig d'autre part. si la mention sub- 
maire anglais le plus complet est célai | ie. cu connait beuntox de femmes 
de Webster: RE | oi = pes de leur carte du | 


PINSON — Vos êtes certaine d'a 


voir raison" De grâce m'essayez pes : 
faible détail dums La vie et dans quel k 


Achetez des billets! Courez votre 
chance tout en faisant l'aumêne «e 
Refuge Ll'om Bosco 

Prix des billets: 1 pour 25 sous; 10 
pour $109: 100 pour 5500: 690 
$2569; 3600 pour 
S50008. . 
Ecrivez à M l'abb£ Philippon, ptre. 
directeur, Refuge lom Bosco, Québec. 


Vous recevrez ves billets par le re- 
tour du courrier. ' 


É de Brunswick, Me, 


Fr 


- - 


livre en question, soit en le donnant 
comme prix ou en le reeommandant 


pie de cette résolution soit transmise 
ainsi qu'à l'auteur. _ _ . : 
J-H. DAIGNAKLT, 
Secrétaire de 
ge l'Association d'Education 


‘““L'Expia 


La publication d'un roman de Mme 
Andrée Jarret est ioujours tn événe- 
ment. La derüière en date des pro- 
ductions de cet aimable auteur, -L'Ex- 
piatrice”, éditée dans la collection du 
‘Roman canadien”, chez Garand, n'est 
certes Las de nature à faire décroître 
la faveur dont il jouit 


que d'une charmante orpneline que la } æmières racines” 


fatalité a marquée dès son berceau, 


grandes phrases [Il est écrit simple 


— Parce qu'il y a une dame qui z 
dit que j'étais jolie. (Cité par Mgr Du- 


aux commissions scolaires, et que co- | Pazloup } 


Voilà bien, pris sur le vif. ce besoin 


La vanité chez les petites files se 
traduit en général par la coquetterie: 
elles attachent une grande importance 
à leur toilette, cles aiment à se re- 
Earder dans la glace: déjà, par ce 
1 travers, elles sont femmes. 

J< voyais dernièrement. dans ue pas- 
vre quartier de faubourg. une enfant 
de moies de dix an, presque en sus 
nilles, sortir de son mauvais sac de- 
vinez quoi’ Une petite glace dans 
laquelle elle se regardait complaisam 
ment 

L2 


Estce que les mères devraient sement spérifuel et corpurel de 7% 
"| faire complices de cette vanité? Ijse 919 légoeux H travailla penda :ées- 
“L'Expiatrice” est histoire trezi | rais si facile de létoufler en ces pre | 2° ans sams être atteint &e 2 cents 
D'abord. qu'on se lelEion de ce mal affreux mais à fat 
dise bien, on ne détruit que <= qu'un] victime de som dévouement et expire 
Ce roman canadien ne vise pas aux remplace bur déchuire ls vamis glle 16 2572 158S : 


faut, par une éducation qui s'y reprend 


ment, mais compte de l'observation, | souvent. donner à l'enfant un idéal de 
du jügemeni, de bons enseignements:| beauté morale qui se subs:itue au faux 


et 


façon alerte et agréable L'ouvrage. | li faut que. par ses appréciatifes. ssl, Les excetriciés amériaises sont SL CHUSONE LIBRE, » 2 e é,c'est - 
fMustré par Albert Fournier, fait par-|lecons, la mère redresse peu à peu le chaque jour plus imsémiehses ou plus 25 Den, Rasmentah, Nifne. 2e tdirectement 

tie des Editions Edouard Garand. | jugement de l'enfant, qu'elle mostrelaïsurdes Juseren" comme ettonique. : 
153a, rue Sainte-Elisabeth, Montréal. | l'importance des qualités morales, de] En re moment à Kew-Verk et à Chi Si la faiblesse entraîne des troubles d i un fan- 
Cette maison vous enverra ce roman |la bonté, dé la simplicité, du dévous |cadn des femmes me font. les en quelques semaines de tmitement avec les 
sur réception de 20 sous 


M ——— 
DUBLIN 


d'excellents principes exposés de | idéal de beauté simplement hemaine 


ment: qu'elle jes mette au premier yves en route indélébile 


plan, n'accordans qu'une insigui Fe 


— D'après les statistiques, l'attention à la beauté, aux charmes dede mime ds chirurgiens qui peurs ! 


le nombre des cas de tuberculose di-| visage et même de Fesprit 


minue graduellement dans l'Etat Libre 
d'Irlande. 


IL faut aussi que != conne con£r- 


me ses enseignements Qu'elle s'ins | faire à “des désirs amiemeux” 


n 


C4 
JOUET VON Sen EU 5 EL U 
voir gardé Le silence Par contre 
emtourez de bontés celle qui est cause 
de cette dispute. Il n'y à rien de ples 
calmant que Ce megem Qui pars im 


À UEMEOTIAULS 


PI 


vaut ka peine d'être essayé 
MIRANDE — Votre prince cbar- 


mant n'est ni beus ni €Mgamt mais | avais des maux de tête 
ne ne tree me senti lourd 
Que voulez-vous dune de plus? Né et parce que mon sang était 
comtimuez d'aimer votre Piesre comme tions sur tout le et des 


UN le mérite Je sous souhaite tout Le 

LOUISETTÉ — Le Père Damien, mé 
à Lowvruin #n 1641 dévoms Les plus 
beîles années de sa vie aim sosiegs- 
à 


MERE GR AXD 
À M ——— ‘ 


. que d'appétit, à 
Pilules Moro, ces symptômes disparaîtront. 

tent en accusant Murs collègues qui D maquns ci pue ain ce Cite Blu Luis er : remèdes. à 

se Lvrent à ces opérations de sûtss . 4 d ti dé 


Centre cette ame 227000. Bret! 


1CES 


LULES MORO. 


“Ÿ-Cravs-promeme-cemme one vor À — 


5100.00, 25,900 pour | 


Ho À ces dames pour fêter la bonne mère 
#ainié Anne. 


—<qhrs à Saint-Pierre, lors de l'exposi- 


e 


sg 


: La Révérend Père appartient aux B6- 


AREUTE DIM Jon Hebert-(t ri Ti 


membres du comité, à | (toujours rudimentaire) et l'exports 
tion en grand 5: 


ia | la ‘ecigrécitiol 
| ee ar Sainte-Anne a chébré 
+ Aôte de sa patronne bien-aimée. 
D'ailleurs toute la paroisse s'unitsentt ever 
H s'est distribué un 
nombre de communions le ra- 
et surtout à la messe de 8 heures: 
. M. je curé, au prône, nous a excités 
à une dévotion toujours plus grande 
chvers la bonne mére. Ï1 nous à parli 
de, sainte Aüne la gracieuse — gra 
tleñse aux youx de Dieu et graciense 
pour les, chr Liens. ; Après la messé, 
æ-véhéré Ya -retique d 
pe ny Anne. La relique est restée ex- 
pôsée toute la journée, entonrte- do 
lumière et de fleurs. 
k "4 - affidavits, etc. 
7 4 “Nous avons le plaisir d'avoir au mi. 
liéu de nous le R. P. Saive, qui vient 
- prendre quelques mois de repos près 
dé_ÿa famille pour rétablir sa santé 
compromise par un excès de travail. 


abatis 


forte amende à payer. 


ouvriers Jui. 
doute de s'acquitter facilement. 


jusqu'à nouvel ordrè, 
jtins de la famille de Solesmes; 


il est en résidence dépuis plusieurs an- 
nées däns le grand Duché de Luxem- 
. bourg. Puisse le climat da Manitoba 

fer äü Révérend Pèré tn renou- 


veau de santé! ECS RSR OR PE SE 
..…. : 


Notte Vicaire, M. l'abbé Picton, est 
pit pôür la semaine se reposer dins 
sa famille à Haywood; nous l'atton- 
don satiedl: soir, 


' L 1 L 1 L1 , 
Nous avons un temps très propicé 
pour les grains. Le seigle est on par 
tlereouré et l'orge est mûre pr en 
droits, Pour le blé, on commencera 
à couper la semaine prochaine dan: 
quelques champs. L'apparence est 
très befle. à 


ce pays, soit pour aller chercher for 


Un Français fappelé en Eu. 
en culture, 4 acres cn beau foin, 


l'exploitation peut’ payer, à elle seule, 


comptant, et . peut être 
prompte vente. 


S » € titre clair. ! 
Les amateurs de chevaux tireurs du 
Manitoba apprendront ayeu. plaisir 


Qu'il y a eu l'un des plus beaux con- 


tion du 16 juillet, 4a foule était en- 
chantée de connaître les meilleurs at- 
telages de chevaux de Saint-Pierre. 
Les brix étaient assez convenablas. Le 
mier prix fut gagné par M. Théo: ÿ 
p ile Turenne (#15); le deuxième p 
M,, Adolphe Joubert (#10); le troisie- 
me par M: Albert Hébert ($6) 46 qua 


de neuf. 
Une witre encore, bien bâtie égale 


l'achat d'un “homesteñd” non bâti, 
serait à vendre à des conditions éxcep. 
tionuelles. 


aquième par M. Hector Handonnehu: 
le. sixième par M. €CH. Teef. Les 
plus beaux c ovat he #6 montèrent 
pas, les meilleurs à l'épreuve du col- 
lier. Les Amateurs de Saint-Pierrd- 
espèrent” ‘que dans les années à venir 

les propriétaires de chevaux tirers 


mettra en communication avec les pro- 
prifiaires, 
LI] . 
Fisher Branch compte cinq maga 
sins, un maréchal ferrant, un cordon- 
nier, un bourrelier- sellier, des-restau- 


nt de plus en plus encouragés. rants et un gros hôtel, un marché à Edmond _.Comeault; _ secrétaire-tréso 
i SE et—urr élévateur. Plus de cent rièr, M. Léon Bruyère; représentants | 
ii familles canadiennes ou Catholiques | des écoles: village, M. Euclide Désau- 
FISHER BRANCH fréquentent la jolie petite église, flan- | téts: Saïnt-Pie, M. Albert Fortier: Les 
: ue . ,fuée d'un presbytère, spacieuse et sl: Pointes, M. David Loiselle! | 
.Auô! AIlô! Fisher Branch. Tiens le quartier résidentiel. { 


ces doi petit village existe donc tou 
jours? 11 y avait cependant bien long 
tefips qu'on n'en avait eâtendü parler 

Mais oui, il existe, veut vivre et n 
ïhême des aspirations à la célébrité 
Qu'on en juge! 

« D'abord 11 a eu l'honneut d'une mis 
de. organisée par notre sympathique 
viré, M..l'abbé Leroux, et préchée par 
M. l'abbé Desrosiers, de Winnipeg, qu! 
n eu la joie sacerdotale de voir se: 


| tuée dans 


ganisation 
coopératif. 
4 4 00-2—— — 


SAINT-CLAUDE 


Célébration du 14 juillet 
. Le mardi/14 juillet Saint-Claude cé 


prochaine 


+ 
PR 


est devenue sa fête paroissiale. 
a, veille, Ce ::xbreuses ‘salves d'ar 
itillerie annoncèrent le grand jour. 
La journée commença ‘par 
‘grand'messe chantée par M. 
Chamberland, curé de la paroisse St 
Denis d'Haywood. Après l'Evangile ! 
R. P. Autoine, 
Lourdes, fit le sernton de circonstarice 


ha 


Four ceux qui souf 
. frent des -mousti- 
ques ou d'autres 
pigères d'insectes. 
rien ne soulage e! 


nous, félicita de Lheureuse initiative | 


diatement toute ir 
ritatiôn et toute dé. 
mangeaison. 

On devtait l'avoir 
à portée de la main 
dans toute maison. 


AS É ! à 


nous dit la joie qu'i} avait eue de re 


1. dénoncés par tous les gens 
x de la santé publique, sont 
ADR SAR 2e DATA DATES, 


me. La police 

fermer les yeux.  Estce. que, par ha- 
lard, elle y aurait intérêt? Quelques 
uns, parmi nos intellectuels, et des 
ufieux placés pour savoir que cet al- 
lecol de patates est tout an plus bon 
pour remplacer la gazoline dans les 
moteurs, en sont pourtant les plus 
“absorbateurs” et de “cuite en 
cuite” ne dégradent jusqu'à la brute. 


IL y a eu cet hiver uh formidable 
de bois de pulpe, tellement for- 
midable que le gouvernement fédéral 
s'est ému, a nommé sur place un {ns- 
pecteur dont les rapports ont mécon- 
teñté les exploitants et qui ont été 
confirmés pour d'autres inspecteurf 
envoyés . . Cxpressément _ pour _ vérifier 


Une firme de Winnipeg, intermédiaire 
d'une société des Etats, est intéressée 
däns cette affaire et l’on parle de faux 
Elle aura, dit-on, une 
Le salaire dé- 
risoire versé aux bûcherons et autres 
permettra sans aucun 
Dans 
tous les cas, le bois oeuvré est sais! 


Quelques Ruthènes et Français, dé- 
goftés, de cet état de choses, quittent 


tune ailleurs, soit pour rentrer dans 
leur pays d'origine et de ce fait, les 


rope. vendrait sa terre, située-à trois 
milles du village, comprenant 20 acres 
le 
reste en pacage et en beau bois de 
corde et propre à la construction, dont 


le prfx demandé pour la terre, /$600 
moins pour 
Les animaux, machi., 


nerie, ménage, sont aussi à. Mr 44 
un prix à débattre. Boüs bâti ts, 

Une autre terre, située X/deux mi- 
les à l'ouest du. village” 80 acres en 
culture, la balance of foin et pacago 


est à vendre pour $2,800. Les bâtisses, 
grandes et cofimodes, sont à l'état 


menfet susceptible d'agrandissement 


* Si. des .Amäteurs désirent, dé: plus 
amphésurenseisnementés He RAUTONT 
qu'à s'adresser à la Liberté” qui les | de l'année fut présenté par le secré- 


De 
plus, on parle à mots couverts de l'or: 


d'un magasin 


lébrait la fête nationale française qui 
Dès 


une 
l'abb< 


curé de Notre Damp de | 


H mous parla longuement de a mère 
Patrie dout nous célébrions-inféte-ef 


lue nous avions eue de choisir pour 


pressions sur son dernier voyage: il 


irouvér une France encore saine e: 
catholique malgré tout, prête à. sup- 
porter teus les terribles assauts dtigés 
contre elle; il nous décrivit l'ardeur et 
la belle organisation des catholiques 
de toutes classes unis pour la défense 
de leurs droits et de leur religica. Hi 


ph es entonna: alors “O Cans 
da!” et la “Marseillaise”. 
"| Belïie et impressionnante <érémonie 
qui restera inscrite à jamais dans les 
annales de Saint-Claude. . 

Les vétérans accompagnèrent ensui 
te leur drapeau jusqu'at presbytère, 
et le confèrent à la garde du R. P. 


un vin d'honneur, Le lieutenant de 
Rocquigany reçut alors les félicitations 
de ses anciens compagnons d’ ‘armes. 

On se rendit ensuite au “banquet, 
servi dans la salle paroissiale par les 
dames et demoiselles de Saint-Claude, 
qui s'acaxittèrent de leur tâche avec 
la même grâce et le Ânême empresse 
ment que les années précédentes. 

L'après-midi fut consacré aux jeux 
et aux sports, la foule allait toujours 
grossissante, l'entrain et la gaieté ré- 

gnèrent touté Ta soirée pendant 11 
quelle l'orchestre de. M. A. François, 
de Bruxelles, nous fit entendre de su- 
perbes morceaux de choix: Le temp: 
s'écoula très vite et bientôt la foule 
se rendit à nouveau dans la salle pa- 
roissiale pour le souper. 


séance récréative et musicale fut don- 
née au public par le groupe artistique 
de Saint-Claude, avec le concours .de 
l'orchestre qw se fit entendre pendant 
les efñtr'actes. 

“Tête folle”, comédie vatéarille ex 
defñx actes; “Camomiile”, éomédie 
litaire en un acte, occupèrent - 
{tie théâtrale du program e.la #2}. 
rée, qui se termina par le olfant de no: 


hymnes nationaux. 
Tout lé onde partit content de cet 
te belle fête où chdcun avait puisé un 


renouveau de fÿatriotisme,. regrettant 
que cette journée se fût si vite écoulée. 

Les bénéfices de la fête ont été par- 
tagés Æftre la paroisse, le Cercle Ca- 
th que ‘et la société de balle au camp 

Saïnt-Claude. 

A tous nos généreux bienfaiteurs et 
tous ceux qui ont bien voulu nous aider 
à organiser cette fêtes un cordial mer- 
ci Merci encore à tous ceux des loga- 
lités voisines qui sont venus nous en 
courager et apporter de l'entrain À 
nôtre fête. : 

‘Tony BAUDOUX, 
Secrétaire du comité de la fête. 
2 — 


, LETELLIER 


—]—— 


L'assemblée annuelle du Cercle pa- 


paroissial de l'Association. d'Education! 


avait lieu. dimanche le 19 après la 


taire, Léon Bruÿère. : 3 > 

Les élections furent par acclama- 
tion, les mêmes officiers étant mainte: 
nus en charge pour une autre année, 
Ils sont les suivants: Président, M. 
Joseph Saurette; vice-président, M. 


ï términa en s'écriant: “Vive | VOS merve 
et”, cri qui fat répété par ss 


Radaz, leur aumônier, qui leur offrit. 


Quand la nuit fut venue, une grande ! du gravois 


“érandimesseLé ribpôrt dés activités 


M. Saurette remercia tous les mem- 
bres de la confiance maniféstée en jui 
et en ses collègues. M. le curé ajouté 
ses remerciements. aux officiers du 


rercle, et insista sur la grande impor- 
t 


«iatijon. 


. + 
Huit concurrents furent présentés 
pour l'examen d'entrée par l'école dû 


village sous la direction des religien 
ses de l'Institut. Notre-Dame .des 
sions, et tous ont réussi. Les maîtres 
ses et les élèves méritent nos félict: 
tations. ' 

Trois élèves de l'école de Saint-Pie 
ont aussi passé ces examens avec suc 


Poar le cätarrhe ::- 


C'est une 
les 


réconimandations prinçi- 


ne guérit comme [| "0t"e fête paroissiale la fête de 11! voir être utilisée intérieure- 
“Wonder Of”, France d'où nous venons en grandement avec autant de 

Une sèule. appiica |oartie. 1} nous donnä ensuite ses 1m au'extérieurement, Ceux qu 
tion guérit immé 


rent sont de retour de l'Ouest. 
Rec invité à 
invité. 


la célébration du jubilé de la fonda 
d'Emerson, qui réunissait à cet 


Mi | 


tronbles 


de. qu'à lat, au lieu de 
souffrir k lon 
cours per y 


Ce sont des témoi ages sem- 
blables qui ont édifié ctmainte- 
nu la réputation des Pilules 


, comme vieux remède ca- 


adien pour Jr 
Les Le Dod ulagent 


tout mal de rognons, de quel- 
que nature qu'il soit. 


cès. Ts furent préparés par Mlle Marie 
Saurette, institutrice, qui elle-même 
fut élève de notre couvent. 

Les parents doivent noter les pro- 
grès d2 nos écoles et encourager no; 


Ltricés. Re a 
L 1 
Un accident ani aprait pu 4voir des 
suites mortelles est arri vendredi 
le 31.- Un camion Ford la propriété 
de la Cie Great West Sand and Gravel, 
a été, frappé par uytrain du C.N.R. 
Le camion occupé à charroyer 
r le chemin et se diri- 
raverse du chemin de fer, 
lorsque #’approchaif un train se diri- 
geant/ ers le nord, Le chantier pensa 
avoir le temps de traverser ‘la voie à 
suite de celui qui le devançait, mais 
sa voiture ralbntit en approchant: de 
la voie, et stoppa au milieu. 11 xoulut 
reculer, mais ne put le faire avant que 
la locomotive frappât le devant de sa 
machine, qu'elle fit:toùrner, brisant % 
moteur et une roue. Les deux occu- 
pants, Harold Wonides, chauffeur, âe 


la rue Balmoral à Winnipeg, et un 


compagnon, Jack Williams, de Letel- 
lier, qui l'accompagnait par plaisir, 
furent projetés hors de la machine, et 
l'on craignit pour leur vie. Heüreuse- 
ment, ils ne furent pas blessés griève- 
ment, Wouldes souffre d’une effiorsé 
à la cheville du pied gauche, de cou- 
pures et de. Mmeurtrissures à la figure 
et au bras droit, tandis que Williams 
s'en tire avec de légères coupures à là 
figure. 

‘Le Dr Cloutier-fut immédiatement 
sur les lieux et prit charge des bles- 
sés, qui souffrent toûs deux d'un choc 
nerveux. 

L1 L1 

Nous saluons ane plaisir le retour 
parmi nous de M. et Mme Josapha: 
Cadieux, revenant d'un pèlerinage -X 
Rome. Nous sommes assurés qu'ils 
rapportent de nombreuses impressions 


etau'ils auront-des-choses très -inté-+. 


ressantes à raconter. ° À 
‘ L] L1 L} 
Met Mme Théodore Gauthier sont 
aussi de retour d'un voyage dans a 
province de Québèc. 


, 


L] L 1 ! 
| Mme Jos.-H. Empson et Mme D. Pa 


fdroit un grand nombre de pionniers 
du district. Nous en comptons plu- 
sieurs parmi nous, tant canadiens-fran 
çais qu'anglais, - 

‘Mme MçClelland, âgée dé-85 ans 
réputée a première femme blanche du 
district; habite aux Marais. Son plus 


ance de maintenir notre organisation | vieux fils, qui dépasse la cinquantaine, 
locale pour aider l'exté ‘utif de l'Asso: | est né au 


Manitoba; on le dit-le pre 
mierf enfant blanc du district. Un bo 
nombre d’autres sont au pays fopeis 
longtemps. 

_M. le curé Jutras fut spécialement 
invité à assister au banquet offert aux 
anciens, et À y adresser la parole. 
Sir James Aïkins, lieutenant-gouver 
neur, l'hon.: Bracken, prémier ministre 
et l'hon. Albert Préfontaine étaient 
présents. ‘ 

Un camion décoré représentapt une 
maison en bois rond du vieux temps 
avec des personnages vêtus selon l'é 


poque, la vieille filant ayec le ronet 


pales de l'Hüile Eclectrique du | tandis que le vieux fusil et-les pèaux 
Dr Thomas, que celle de. ‘pou: | et Même le poisson, que l'on avait l'ha 


bitude de prendre dans la rivière Rou- 


succès | 3e, étaient suspendus aux murs de la 


“Abahe, pariicipa à la parade et ob- 


souffrent du catarrhe trouve-|tint un grand suceds, remportant je 


ront que l'huile, quand elle | rermier prix. Ë 
est employée suivant les ins-| Une Inscription se lieait “Emerson 
tructions, ‘donne toujours. unit Samtiie, 18:17, ‘Ootte voiure fut 
prompt soulagement. Bien des !|pr'psiée sons 1a direction de M. Ed- 


pe 


tions. 


& 


nés qui souffraient de çe | mont Comeault, qui reçut des félici 
mala aise se sont trouvées gué- tations de toutes parts pour le natu.el 
ries.el ont envoyé des attesta- | de ce tablean. 


M. et Mme J.-A. Comeault, Fa Saint: 
\ 


PT RS 


_6quipe de “balle” 


'sion de police indépendante, Une délé- 


de Mile Jeanne Polletier, de l'école Ala: 
rie No 2, viennent de passer avec suc 
d'rntrée. 


| rafralchissante, chargée de 
fr des fleurs, devient tonique pen- 
ar pr ms resplendissant éclaire 
parte enchanteur et:dore de ses 
les. Maisons coquettes el les 
dote verdoyantes. À tontes ces 
-heautés naturelles s'ajoute, pour_ le 
sportsman, l'attrait irrésistible de la 
|chansé. 
, Cette description sanaire de notre 
‘district n'est pas suffisante, mous le 
savons, poùr faire connaître tout le 
charte que l'on éprouve en parcourant 
notre région. J1 faut-la voir et y sé- 
journer quelque e témps pour en appré- 
Au, Minn, et de cier ‘les beautés réelles. : 
remporta ja. paime | Tous ceux qui veulent s'établir sur 
de R eau. a terre agiraient sagement ef venant 
. | noûs voir. 
La te d'anbobEs des ss belles. voie qui conduit à l’aisance et à l'in- 
Le se et l'orge môürissent bien. dépendance. / \ 
L'avofne ent stperte. Nous ne croyons { "+. * 
bas’ nous tromper en disant que la ré | De passage à la Villa des Pins: M. 
olte sera l'üne de nos meïilleures. | W. Bruneau, de Saint-Pierre: Mme Mit- 
Quelques endroits seulement ont souf- ler, de la Californie; M. A. Van Kooten, 
fert par l'eau. de Roseau; Mlle B. Briand. 


pers que l'on construira, dit-on, le 

temps prochain. Le tout était la 
ttion de M. fi ,Bouvét. Tou- 

dévoué aux bonnes c: M. le 

uré à sy remporter un bof succès par 

le zèle infatigable qu'il déploya. 

Hi y éut un joli. p f;ramme, 


Notre 
camp se mesurait 


avec celles de Ko 
Woodridge. Etle 
contre l'équip 


Ts auront Alors trouvé ja 


 SAINT-BONFAE | 


“La chinislesion de police 


est actuellement en visite chez sa 
soeur, Mme S. nn 
L . 
M. l'ayocat Mtcorne. accompagné 
de Mme Bétournay,. noûs quittait lundi 
ÿ tr" matin pour une dizaine de jours qu'il 


Le conseil de ville, dans sa séance 
de mardi soir, n'a pris aucune décision 
au sujet de la création d'une cemmis- 


passéra oi la rivière Winnipeg. ‘+ 
gation composée de Mgr Jubinville, : Arc 

du Rév. J-A. Haw et de l'ex-échevin } DANS LE M 

J.-A. Cusson, a présenté une. Pétition É | Le 3 44 
des citoyens à cet effet. 


L'échevin MéFadyen s'est plaint d'n- | LA Situation est favorable en 
sinuations faites contre les membres Rues eten Amérique ssl 
du_conseñl. Si celui-ci n'est pas ane | ‘Une occasion exception | 
à conduire, les affaires de Ja poifcs, __ melle pour le Canada - | 


at-il dit, ñ ne l'est pas davantage À 
diriger les finances de la ville. 

L'échevin Doucet croit que des hom- 
mes nommés à vie ne subiraient, pas 
les mêmes influences que ceux jui doi: 
vent se faire élire tous les deux ans 

Le Consäil siégera de nouveau ven- 
dredi. 


Les rapports sur l'état des récoltes 
de blé en Europe sont toujours très 
favorables. Une Cvaluation revisée de 
la récolte totale de blé a été publife 
la semaine dernière. Cette récolte est 
estimée À, 224,000,000 de boisseaux, 
contre 170,000,000 de boisseaux en 1924. 


T0 — 
La ‘récolte de bé de la Hongrie est 
Pèlerinage à Sainte-Anne | maintenant évaluée à 62,400,000 bois- 
des Chênes seaux contre 51,569,000 boisseaux l'äh- 


née dernière, 

L'évaluation de juillet de Ja, récolte 
canadienne de blé est dé 365,000,000 
de boisseaux contre 262,000,000 de bois- 

_l'année dernière, et celle d 
Etats-Unis est de 680,000,000 de bois” 
seaux contre £873,000,000 de hotseenz, 
l'année dernière. 

…Nes évaluations officielles de la ré- 
colte de blé ont été reçues pour les 
dix pays que voici: Canada, ftats 
Unis, Inde, Bulgarie, Espagne, Hon- 
grie; Hake.-Hollande, Aigénie -et-Pirmri- 
Sie. La production totale de ces pays 
est maintenant évaluée à 1,921:000,000 
de boisseaux, contre 1,925,000,000 en 
1924 et 1,989,000,000, moyenne des cinq 
années de 1919-1923. En 1924, ces dix 
pays ont produit 62 p.c. de la récoWe 
totale de blé, la Russie non comprise. 

La production totale des cinqg-pays 
européens que nous venons de mén- 
tionner, c'est-à-dire la Bulgarie, l'Es- 


t 


Nous rappelons que c'est le mardi 
11 août qu'aura lieu le pèlerinage tra- 
ditionne] de Saint-Boniface et de Win- 
sera sous la direction de Mgr Jubin- 
ville, P.D., curé de la cathédrale de 
Saint-Bôniface, Le train spécial par- 
tira de Winnipeg, gare Union, à 8 h. 15 
du matin, et de Saint-Boniface à 8 
h.30. Le, prix des billets aller et 
rétour est: de Winnipeg, adultes, 
SES ENTANTS, 00 SOUS: AE SAMEBONT- 
face, adulies, 41.25, enfants, 60 sous. 

———— DD ©————— 


Au Collège . 


Quelques légers changements sont 
annoncés dans le personnel du Collège 
de Saint-Boniface: 


aviseur spirituel des élèves: le R. P. 
Edouard Lafièche est nommé profes- 
seèr de versification. Le R. P. Joseph- 
Alfred Bernier sera professeur d'élé 
ments latins et directeur de musique, 
Les RR. PP. Louis-Joseph Roy et Guy 
Courteau sont nommés FRERE de 
récréation. 

Les RR. PP, Doyon et Caron quittent 
Saint-Boniface. 

À D —————— 


PETITES NOTES 


S. G. Mgr Mathieu, archevêque de 
Régina, est passé À l'archevêéché de 
Saint-Boniface vendredi, revenant de 
son voyage à Home, 1] est parti le 
même jour pour Régina. M. l'abhé 
Lemieux, curé de Willow Bunch, Sask., 
l'accompagnaft. 

L] LJ Li] 
Nous sommes heureux d'avoir parmi 


nous la visite du Dr Pierre. Paquin, à 
Hull, P. Q., ancien élève du Collège 
de Saïnt-Boniface, 11 s'est rendu au- 
chevet de son père, dangereusement 
malade à l'hopital de Saint-Bonifare. 

L] 

Mme Hince remeneis les parents et 
amis qui lui ont témoigné de la symm- 
pathie à l'occasion de la mort de son 
mari, M, Arthur Hince, survenue ré. 
cemmént. k 


A moins que les vers ne soient 
chassés du système, aucum en- 
fant ne peut être en santé, Mo- 
ther Gravés''Worm Extermina- 
tor est un remède excellent 
pour la destruction des vers. 


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Fromage: Parmigiano, Emmenthal, 


4 . +. 4 
Mme Aïbert Gardiner, de Montréal, 
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Les cors mous sont difficiles 
à exlirper, mais Holloway's 
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pagne, la Hongrie, l'Italie et la Hol- : 
lande_est de 506,000,000-de boisseanx, 
contre 404.0006,0060- l'année dernière, 
soit une augmentation dé près de 400,- 
000,009 de boisseaux. Il est fort pos- 
sible que lorsque les rapports des au 
tres puys européens seront reçus, Îls 
actuseront une augmentation totale de 
200,000,000. de boisseaux dans la ré. 
‘colte européenne de bié, par us 
raison à celle de 1924. : 
. L'évaluation de juillet de la bus 
des Etats-Unis est de 19,000,000 ‘de 
boisseaux x! plis, élevée ue l'évaluation 
de juin; cependant, commé la récolte 
Me défasse pas 680,000,000 de bois- 
seaux, la plus petite que l'on ait ene 
depuis 1917, les Etats-Unis n'auront 
que très peu dé blé à exporter, L'effet 
dé cette situation -saute aux yeux, lors- 
qu'on sait que pendant la. périodëe qui 
s'est écoulée entre août LE et mai 
1926, les premiers dix mois de l'année 
actuelle ‘de céréales, les Etats-Unis 
ont exporté 288,000,000 de boisseaus. 
Paisque les Etats-Unis et l'Inde n'ex-, 


porteront que très peu, la récolte. ca 


nadienne de grain aura une ‘impottan- 
ce extraordinaire au cours de l'année 
de: £éréales qui vient, spécialement . 
pendant la période ui précèdera la 
coupe de la récolte de l'hémisphère 
du sud, Les seuls concurrents séridux 
que le Canada ait à rencontrer dans 
l'exportation du blé, d'octobre à fé- 
vrier, seront les Etats des Balkans, la. 
Russie et Afrique du Nord, et ces 
pays n'exporteront que des quantités 
relativement faibles. 
D -0—— À 

L'inconpréhensible n'humilie que les 
pêtits esprits. Une grande et forte 
raison. trouve tout-naturel de plier ses 
alles devant le mystère et d'adorer 


l'Etre supérieur qui s'en est fait an 
vêtement. Elle estime que c'ost un 
grand honneur pour ellé de le connaf- 
tre, inême sans le comprendre, — Mon- 


sabré. 


“AAURINE 


zarde vos YEUX 

clairs, beaux et 
Démandez le livre b Hà a noir ‘ 
des yeux—Murine Co., Chids” 


commencera bientôt 
Après une grosse journée d'on- 


vrage,, la meilleuré nourriture 
“est 


se _pour_ les rules 
un piat substantiel de 
MACARONI ou 
. SPAGHETTI 


EXCELSIOR 


est par eäcellence l'aliment 
sain, nourrissant, économique 


co ——— 
Le paquet de 3 livres net . 
Excelsior Cream Cut: 
. Macaroni 
convient particulièrement pouf 
les familles 


ISSANQ 


ités: 


Gruyère, Gorgonzola, à grater, etc: 


CRETE À où a 
aughan, 


mille qui me recevait pour la première 


- foin" sa Cable s'ingéniait, à causer 


d'aûtre chose, Je le sentais, et une 
inquiétude en naïssalt en moi. es 
prés 1é lé dfnier, Lau 
à coif de Îa Age ve Pmn "at né- 
lon, me fit asseoir prés d'elle, et la 
question jusqu'alors réservée se posa 
naturellement entre nous deux, Ma- 
demoiselle Madeleine, debout non loin, 
mais presque complètement détour- 
née, tuaillait un érand hamac dont 
elle avait aceroché le bout à l'expa- 
anoiette d'üné fenêtre, M. Laubriet 
eŸ Marthe feuilletaient au piano une 
partie nouvelle. 

J'ab.sté. deux fois ‘voir vos pa- 
reuts, me dit fisdame Lawbriét, et 
mon mari plus souvent encore. 
savez, Pierre, 
jours eu beaucoup d'estime 
éxcellentes gens. ‘ 

— Ils vous le réndent, mädame, 


pour cés 


Je n'osai pas m ‘informe r d abord” _ 


mon pére, ét J'ajoütal: 

— Antoinette va bien? 

— C'est la plus jolie fille du bourg. 

— Et Marie? 
|" 2 307 prétend qu'elle ne iardera pas 
à se marier. Ce sera une vrale mé- 
tayère. Vos parents mettent leur es- 
poir en elle, et je crois qu'ils ont rai- 
son. L'avenir est là, malntenant. 
‘— Comment vont-ils? 

— Bten ‘vieillis, Pierre, votre père 
surtout, 

- Lui avez-vous parlé dé mt 

— Naturellement. 

— Qu'a-tft dit? ! 

Madame Lätubriet, qui jusque-là con- 
sidérait distraitement le dessin de l'é- 


cran japonais qu'elle, tenait, tourna 


large, où des pensées sages passaient 


l'une après l’autre, ; 

— }l est-toujours irrité, ditæelle, Et 
que voulez-vous, mon enfant, je le con- 
cois. Vos ;parents n'ont pu compren- 
dre une détermination comme la vôtre. 
A présent surtout que Jacques leur 
manque, voilà une métairie qui tom- 
bera de plus en plus aux mains des 
valets de ferme, Je ne sais rien de si 
triste que cet abandon de la terre. 


Etes-vous faible, anémique comme 


Vous. 
què nous Hvofis. Lou. 


fcueiltf, de l'encauragement, plus grand 


— Je 
“ es 21) pe 
je me sentais elle. Je 2e 
EE | — Nok, madame, :skje répondu à 
Pas üùn mot de la . Le !demivoix mais fermement, cela bst 
thème était trop délicat, Par un raf- | impossible. Chaëun d sa voie en ce 
| finement d'éducation, toute cette fa- |imonde. Ma séparation d'avec la terre 


— Et c'est? RATES 
— C'est de me faire uy tiomt, mada- 
me, Com de foie, depuls que je 


suis au journal, n'ai-je pas coudoyé des 
hommes sortis-comme moi d'une mé- 
tairie, même de plus bas que moi, puis- 
que après tout mon père est maître: 
chez lui, qui sont maintenant pein- 
tres, statuaires, musiciens, écrivains, 
i forment une élite à eûté de ceile 
de ja naissance et de là forturié, par: 
tout à sa place et partout bien reçue? 
let: même! adamo, j'en ai rencontré 
plusieurs h bien, mon ambition se- 
rait arts n'avoir reçu d'abord à 
titré d'enfant des Mauses, par commf- 
sération... 

— Oh! Pierre! 

— Mettons par bonté, madame, vous 
fussiez fière-un jour de Pierre Noeliet, 
du Flef-Sauvin. Et ce jour-à, combien 


Jé Yous reiércierais de m'avoir ac- 


que vous ne pouvez le supposer, que 
la moindre de vos attentions m'aura 
donné! 

Je crus remarquer que Sie 
Madeleine appuüyait beaucoup sur le 
noeud de son il, sans recommencer 
une nouvellé maille, Que pensait-elle ? 
Je ne voyais pas son visage. Nt le 


coup d'oeil que je jetai de son côté’ 


me montra seulement que l'ovale fer- 
me de sa joue s'était un pèu relevé. 
Madgme Laubriet, touchée peut- 


.|ôtre, mais non convaincue, souriait 


faiblement. 


_ær— Ne croyez pas, dit-elle, que je bià- 
me fout dans. votre ambition, Pierre. 


Das. , La vôire à cela de mauvais seu- 
arte que vos parents en ‘ont beau- 
coup souffert. 
vous réconcilier avec eux. Je vois 
qu'il est trop tard pour revenir sur le 
passé. 

— Beaucoup, trop tard, madamé. 

— Et alors, je ne connais plus au- 
cun moyen de calmer cette Irritation 
de votre père... En savez-vous un? 

— Aucun, madame. Il y 4, d'ail 


, 


l'étaient- Mesdames C. Crevier et 
F, Roberge ? Prenez comme elles les 


VE 


ROUGES 


Pour les Femmes Pâles et Faibles 


“TI y a environ trois aus, 
alors que j'étais faible, que 
des douleurs de dos mie fai- 
Saient souffrir, que j'étais 


“ne me dépratsent 


J'aurais voulu pouvoir. 


1# HSCAEN QUES 


Fr. 4 €! 


= Pas beaucoup en Vendée, mads 
Elle à souri un peu dotloureuse 
ment. Jé me suis levé, et je l'ai re 


‘| merciée. M. Laubriet est venu à moi, 


l'air dégagé, comme s'il n'avait rier 
entendu. Nous avons passé dans jine 
pièce voisine, joué quelques parties de 
billard qu'il A À - voulu perdre, 


Et je suis pârt 


ü 13 novembre. 

- Cètte première enttevue que je re- 
dotitais a donc.été bonne. J'ai été 
mieux reçu .qu'auparatant, avec uno 
yannce 
sn nee à, madame Laubriet, de- 
vant sa fifle, vers quel avenir je ten- 
daïis. Elle n'a eu l'air ni surprise ni 
incrédule,. Mon ambition ne l'a pas 
trop fait sourire. Elle croit comrhe 
moi que j'arriverai. Mademoisello Ma- 
deleine, autañit que j'ai pale voir, avait 
en m'écoutant relevé la tête, dé ce 
petit mouvement fier qu'elle a qüand 
une chose- lui plaît. “Votre:articte sur 
une “Première au Bois” n'était 
ma] du tout,” m'a-t-elle dit Sans doute 
un peu d'expérience et d'usage du 
monde y manquait, Je le sais bien. 
Mais cela s'acquiert. | 

Je sens ce matin mon courage tout 
rajeuni et doublé. 

Confiance, Pierre Noeëellet, voilà le 
vent qui souffle. Tu seras quelqu'un. 
Tu vaineras malgré les obstacles en- 
tassés devant toi, Bientôt nul ne à 
gera plus à l'humilité de ta tiaissance. 
Ton nom d'artiste sera un nom hou. 
veau. Alors ceüx qui t'ont blâmé t'ap- 
blaudiront. Alors tu pourras dire à 
‘la fortune, à la beauté: “Je suis, votré 
égal, et jé m'appelle le talent”, Alors 
Madeleine Laubriet pourra t'aimer. 
. Êlle t'aimera, Pierre ] Noellet, car tu 
AfMES EGP > 

O mon vieil ami, quel rêve! 
le mien plus que jamais! 
Dis: laissez moi réver. 


Et c'est 
N'y touchez 


8 | 
10 décembre: * 

M. Laubriet est élu conseiller géné- 
ral, sans concurrent. 

J'ai appris la nouvelle par une- dé. 
pêche, ceite après-midi, au journal. Et 
ce soir, à neuf heures, je sonnais rue 
La Boëtie: je croyais de mon devoir 
d'aller féliciter M. Laubriet. J'étais 
content d'avoir une part dans le suc- 
cès, et l'inepte amour-propre de nos 
oeuvres me murmurait en route des 
mots d'accueil flatteur. 

Que! devin merveilleux! : 

A peine ai-je ouvert la porte du sa- 
lon, voici le tableau que j'ai aperçu: 

Figurez-vous, au milieu des Laubriet 
attentifs et groupés en demi-cercle au- 
tour de la cheminée, un inconnu de- 

bout, le dos au feu, l'air d'un planteur 
“atiér'cain, le bas du visage caché par 
une longue barbe noire tombant jus- 


qu'au milieu de la poitrine, très grand, 


h peu courbé en avant vers made- 
moiselle Madeleine qui l'applaudissait, 
et disait en riant: 

— C'est très'gétitil, cela, très genth! 

Il se redressi quand j'approchat aa 
groune, et me toisa du regard. _J' 


aucun ne m'a dit: “Vous reviendrez?" 


s, marquée d'intérêt. J'ai |. 


-d'accourir vers elle? Que se passe-t-11?- 


. | Stüpéfait. 


nal, et j'ai pris congé des Lauüriet. 


Madeleine n'a pas nième tourné la tête. 
Rentré chef mot, devant mes. liyres, 
dué je n'ait pas le courage d'ouvrir, 


à révois sés yeux fixés sur Ponthual,! 


longs rogards où il y avait plus 
quë la joie ordinaire d'un retour, : | 
Et lui, pourquoi s'est-il tant hâté 


J'ai peur de trop bien le deviner. I} 
a toujours été mon ennemi, ce Pon- 
thual, Au collège, nous ne nous par- 
lions presque pas. Quand je pouvais, | 
au jeu, saisir la balle et la lancer con- 
tre lui, je le visaisi avec une rage 
secrète, et j'essayaig de lui faire mal. 
Quelque chose me disait déjà que nous 
serions rivaux dans la vie. Et le voilà 


qui se jette à 1% traverse d'un rêve sf|' 
À ancien et st cher! A 


Je le déteste. 
| Hélas! et je vols aussi les avantages 
qu'il a sur moi: la fortune, le nom, l'é- 
ducation. J'avais sur lui la supériorité 
de l'intelligence. Et, ce soir, j'ai été 
Comme il a gagné à ces 
longs voyages! coinme, au vivant con- 
tact des choses et des hommes, il a 
réparé l'insuffisance de ses études! 
Ce n'est ptas le même hônime.\ Je l'ai 
quitté lourd, ignorant, brutal, et je l'âi 
retrouvé fort, intéressant comme tous 


-Heeux qut-ont va, d'une politésse froide: 


Quelle transformation rapide ëhez luf, 
ndis Qüeé moi je femontais pénible: 
ment la peñte de la tisère et de l’obs- 
curité. ’ 

Madéléine va Yaimer! 

Je ne puis supporter cette penséé, 
Mais élle s'impose À moi. Je suis sûr 
qu'elle l’afréra. Et d'atltétirs si ce 
n'est pas lui, elle en aimera un autre 
avant que j'aie pu monter jusqu'à elle. 
Madeleine Laubriet à vingt ans, elle 
est riche, elle est charmante. Elle n'a 
qu’à choisir autour d'elle. Pourquoi 
regarderait-elle au-dessous, vers ceux 
qui luttent, et qui soüffrent ? 

Le temps me manquera pour. attein- 


dre mon rêve; commeñt ne l'avais-je 
pas vu tout d'abord? Je le vois si clai- 
rement aujourd’hui! Je comptais sur 
la gloire, et elle n'est pas venue. Elle 
ne pouvait pas Yenir. 1l y a seize mois 
que je me, débats dans la foule de 
ceux qui, comme moi, veulent parve- 
nir. Qu'ai-je gagné auprès, de celle à 


qui remonte ir otidiénne, 
de l'effort? Ne suis-fè pas husst loin 


d'elle qu'au premier four? Chaque pas 
que j'ai fait dans le monde a été une 
humiliation. Je ne suis pefsonne ici, 
Ma vie mé paraît inutile, et vide, ét 
presque coupable. JI âurait fallu des 


-années, des années que je n ‘aurai pas! 


Mes pauvres illusions, je les cher- 
che, et je ne les trouve plus. Même 


: Mme CAMILLE CREVIER, 


12, St-Jean-Baptiste, Ste-Anne ‘ 
. — de Bellevue, P. Q. 


nerveuse et que ma pâleur 
indiquait un sang appauvri, 
j'ai employédes Pilules Rou- 
gesdont j'obtinslesmeilleurs 
effets. Je né voudrais pas 
manquer de ce remède main- 
tenant et-je le conseille sou- 
vent”. Mae Camille Cre- 
viet,12,rue St-Jean-Baptiste, 
Ste-Anne de Bellevue, P. Q. 


“Depuis longtemps j'en- 
tendais dire les succès des 
Pilules Rouges dans diffé- 


rents cas chez les femmes affaiblies et souffrantes et j'ai 
cru que je n'avais moi-même rien de mieux à prendre dans 
l'état de faiblesse où je me trouvais, Elles ont en efet 
bien réussi à refaire ma santé”. Mme Ferdinand Roberge, 


12, Forrest, Dover, N. H. 


«y? 


J'ai pris des Pilules Rouges à différentes époques. 
D'abord, quand j'étais jeune fille, 
et mère, et encore maintenant. 


uis quand j Fa fus mariée 
oujours elles ont refait 


mes forces, relevé mon appétit, aidé ma digestion et dissipé | 
les malaises que je ressentais”. Mie Alfred Auger, 1554, 


rue Lesage, Montréal, 


CONSULTATIONS GR ATUITES. Les médecins | 
de la Compagnie Chimique Franco-Américaine donnent 
des consultations gratuites à toutes les femmes qui vien- 
nent les voir où qui leur écrivent. 

Lés Pilules LE El N PUS cles eo ml one 
les marchands D 'US TES sans contredit le quai dla uv marché. 

vous 
N'acceptez jamais de substitution ; voyez à ce qu'on ; donne les véritables Pilules 


Rouges de la Compagnie Chimique Fi 


Si vous ne pouvez vous 


les procurer dans votys localité, écrives-nous, nous vous les enverrons sur réception 


du prix, 50 sous la boite. 


CR OS HORS DE A € no mes 


mécontent de la familiarité de Made 
lefne Laubriet avec cet étrangeer. Et 
il faut croire que ma physionomie ex- 
prima un peu la surprise désagréable 
que j'éprouvais;. car madame Laubriet 
se mit à rire, et me dit: 

— Vous ne le reconnaissez pas? 

— Non, madame, 

— Cherchez bien. 

— _— -cé que par hasard, ce ne serait 

pas... 
‘ Hs m'interrompirent tous à la fois, 
chacun plaçant une réponse à mon 
adresse, qu une exclamation à l'a- 
dresse du nouveau venu. 

— Eh oui, c’est lui, notre cher Jules 
de Ponthual, Est-il superbe? 

— Quatorze mois autour du monde! 

— Arrivé de l'Inde hier. A Paris ce 
matin, ck dès ce soir chez nous? Est 
ce gentil? 

— Sans prévenir, touiaure le même! 

— 1l.a vu des chpses! 

Mon ancien condisciple Ponthual a 
laissé pousser sa barbe, il s'est bronzé: 
Mais j'aurais dû le reconnaître:. il n'y 
a bäs vingt hommes de cette carrure 
là à Paris. Lui n'était. peut-être pas 
plus enchanté que moi de notre ren: 
contre, il m'a tendu la/mäin cepen- 
dani.” 0 | 

—— Si je n'ai pas mal voyagé depuis 
quelque temps, m'ait-il dit, vous me 
paraissez avoir fait du chemin, vous 
aussi. 1 , 

J'ai vu qu' était renseigné déjà. 

Et ‘out de suite il s'est remis à ra- 
conter le tour du, monde, des histoires 
"| lpngues, quelques-unes d'une térocité 
froide, mêlées de éiels d'or, de maréca- 
£es d'où s'élèvent des flamants roses. 


aux jours les plus durs, dans la mi- 
sère de mes commencements, elles 
m'entouraient, et me soutenaijent. Je 
les-sentais battre de l'aile autour de 
moi. Je leur disais: ‘“‘’Allez-vous-en, je 
vous aime et je ne veux pas vous gui- 


vre; vous reviendrez plüs tard, quand 


un peu de renommée me rendra digne 
d'elle: illusions nées de son sourire, 
mes bien-aimées, allez-vous-en!” Maïs 
je disais cela faiblement, et il en res- 
tait toujours quelqu: une pou me con- 
soler. AN 

Où sont-elles ? -4 

Le vent souffle en tempête, ce soir. 
Il ébranle mes fenêtres. et secoue ma 
porte par saccades. A tous les angles 
des murs et des toits, il s'est heurté, 
brisé, émietté: Ni crie et il pleure. 
Tant d'obstacles lui barrent la route! 
Comme il passait librerkent, fièrement, 
là-bas, sur nos collines! C'était un 
grand fleuve qui coulait avec un bruit 
de floté, régulier, monotone et puis- 
sant. Et la Genivière, ltaut peréhée 
sur son roc, était une petite îÎle' autour 
de laquelle il'ployait son courant énor- 
me... 

Toujours ces souyenirs, toujours!… 
Mon enfance heureuse, lorsque je l'ai 
brisée, m'a fait cotme une blessure 
qui se rouvre sans cesse, 

Je me demande ce soir avec effroi 
si je ne me suis pas trompé? Je ne 
puis revenir en arrière, et Parent. est 
si‘sombye devant moi! 

Que vais-je devenir? A 

XXI 

Délaissée, calomniée, Mélie Rainette 
demèura fière, et ne sortit plus que le 
moins possible de chez elle. Hamon? 


sère croissante. Le travail alaît mal. 


maine. 


coesr, c'étuit béiucoup pour une file 
si Jeun> encoré.” 


gnait pas. à « 
D'abord, moins occupée au métier, 


maît pour eux-mêmes et pour la bâffe 
lumière qu'iis demandent. Sa éham- 
bre étaît si blanche et sf bièn ornée! 
Elle s'y plaisait plus qu'atlleurs. 11.ÿ 
‘avait ‘là toute la richesse de là mail- 
son: des dentellés aux rideaux, un 
écran de clieminée en mousse piquée 


de fleurs artificielles, un fauteuil qui 


avait äppartent au pèré; üne armoi- 
re, à peu près vide à l'intétieur. 
d'un bois de noyer si joliment veiné, 
si bien verni À la cire blonde, que 
c'était merveille de la voir, et, entre 
deux flambeäux de verre, sur la -che- 
minée, la: couronne de noces de la peu. 
vie mère Raïinett 
vieux coffre où elle avait été reléguée, 
et replacéé bien en vué sur son côus- 
sin de velours rouge. - 

Les heures qué Mélie passait là lui 
paraissaient plus légères. 

Quelques bonties gens la viiltaient 
anssi de temps en temps. 

Mais surtout elle aväit une fonction 
nouvelle qui la charmaîit.- Lé curé du 
Fief, la voyant si vivement attaquée, | 
ne lui avait pas retiré son estime, êt, 
pour la venger des calomniès répañ- 
dues contre elle, l'avait chargée d'ai- 
der, dans la décoration gt le méhage 
de l'église, li sacristaine,’ yietle fille 
dont les yeux se mouraént: 

C'était une raie joie pour Mélie, 
ce maniement des fleurs, des orné- 
ments, des nappes; là distribution de 
l'encens aux enfants de choeur et la 
décoration de l'église, la veille, des 
fêtes; quand il fallait retirer des pla- 
cards les .oriflätames, tes £guirlandes : 

-métistér chargé de tes sus 


.benidre; : de rétirér de quinze pas, dire: 


“Plus haut! plus bas! là, c'est bien”; 
recouvrir de feuillages frais d'anciens 
arceaux qui avaient servi, ou disposer 
en amphithéâtre, des déuxt! côtés de 
l'autel, les lauriers-rôses ‘ét ‘fes pal- 
thiers énvoyés des seites de ia Lan- 
dehue. :Le goût de’ pet Lg cet em- 
loi. a s'ha on 
caractère, s'était encote accru de tou 
les mépris qu'elle avait soufferts, Le 
recueillement de ces voûtes blanches 
lui plaisait. Elle s'y sentait à l'abri, 
très oubliée et très loin de tout le 
reste. Pour une banderole ‘bien atfa- 
chée et retombant avec grâce, pour 
une füseription en lettres d'or sur le 


fond léger d'une mousseline, où seule- 


ment pour un linge parfumé d'iris dont 
elle développait les plis devehus lisses 
et brillants du passage du fer, elle 
éprouvait dés joies de petite enfant 
que, tout enthousiasme, dont tontes les 
sensations ont des ailes. Même les 


devoirs les plus humbles acquéralent . 


Une toux profonde et sourde 


est très dangereuse 


Cetté toux vous suit partoüt, tou- 
jours la même, soÿrde et profonde, 
Pourquoi — parce qu'elle est de la 
nature de fa consomption. ‘Tout d'a- 


bord, ce fut un rhume, puis le catar- 
rhe, une diminution de la vitalité et 
un trouble sérieux s'ensuivit. Ne né- 
£ligez jamais un rhume/tié fut-ce qu'un 
Ne jouez pas non plus 
avec le mal de gorge ou le catarrhe, 
o- 


rhume léger, 


Employez votre “Aspirateur Ca 
zone”, et aspirez profondément les 


peurs” guérissantes de Catarrhozone 
Laissez 


qui pénètreront vos poumons. 
Catarrhozone désinfecter vos narines. 


Vous serez étonné du changement dans 
votre santé si vous faites usage de 
Il est tout sim- 

merveilleux pour la toux, lés 
rhüumes, l'irritation des bronches et le 


Traite- 


ce remède bienfalsant. 


<âtarrhe. En vente partout. 


ment de deux mois, #100. Petite di- 
mension, 60 sous, 


Dans toutes les Mauges, lès fabricatits 
dintfitatent lès prix!" LAN commandes 
se futéitent rures et Tes'metlleurs tis- 
‘seratids ne recevaient plus dé fil que 
pour trois ou quitre journées par se- 


Pauvreté, solitade et tristesse de 
_ Cependant Mélie Rälette 59 sé plat 


elle donnait plns-de temps à ces petits 
trovaux de cohture. ou de brodefie, fa- 
“tigants, peu payés, maïs qu'ellé ai- 


QUE DE NL D Le Pret 
DER 2e ne. ONE ON 


. |'dès amitiés brisées. 


L'un de ces ée fat le à 
décemibre, quand êlle vit passer, au 
‘matin, les gens de ,deux fermes de 
Villeneüve qui se rendaient à. Geni- 
vière.. Ellé savait. que lé métayer 
avait convoquée une “guerrouée” d'a- | 
is pour “serper” de l'ajonc daïs une 
lande qu'il voulait défricher. ‘ En d'au- 
‘tres temps, elle serait partie avec eux, 
Elle y songea bien après qu'ils furent 
disparua,-assise dans sa chambre, près 
de son maïgre feu couvert de: cendre 
pour qu'il durât davantage, Eux ne 
xirent_point,_et,. bruyants, ils - 
vérsèrent le bourg. Et avant que la 
nuit fût tombée, ils avaient mis À bas 
ce vieux coin de lande, un des derniers 
du pays, qui descendait, vers l'Evfe, 
forêt de genêts et d'ajocs, plus haute 
qu'un homme, que le printemps vêtait | 
d'or chaque année, Homies et féin- 
mes, À toup de setpé ou de faucille, 
‘ls abattaient les longues tiges 6bl- 
neuses. D'autres les liäiént en fagots, 
les mains saignantes de toutes les-pi- 
qûres de la brande. Ils allaient vite 
en besogne. Ils riaient. La terre ap- 
paraissait, rousse de débris morts, 
sans un brin d'herbe, hérissée de 
troncs aigus t vent séchait 
tranèhe es D eg Quand 
le soleil baissa, quatre feux allumés 
aux quatre coins élevèrent leurs colon: 
nes dé. funée qui, bientôt poussées, 
tordües, rouléés par-dessus les coli 
nes, appfirent à la vallée prochaine 
que l'épäis fourré où jddis les chouans 
s'étaient cachés, où leurs petits en- 
fants s'abritaient pour garder les mou- 
tons, que la lande du, vieux temps, 
pleiné de chansons et de fleurs et de 
souvenirs, comme tout le reste avait 
vécu, 

Alors, pour finir da journée, après le 
repas du soir, les jeunes gens se ini- 
rent À dafiser unè gâvotte, sëlon l'u- 
sage lorsqu'un chef dé métairie con- 


dent lui rappelait, sans qu'êlle ÿ fat} 


mon père, ”: À Cuer 
— Rt de pré di tés père, us sûcion ; 
que j'honorais. 
Je gagne présent ma vi, maf- 
tré Noelet, me un peu plu". 
— C'est bièn, Louis Fauvèpre, c' st 
très bien, ét a de 
— J'ai l'lée de m'établir. 


ou tatt 


— Je tie 418 pas non. 

La lourde maiñ dé Juiten voit 
s'abattit sur l'épaule du jeune homine! 
leurs yeux se rencontrèrent, * "  _-: 

— Mon pauvre gars, dit-il, je 
ÿas besoin d'un charron chex. ! 

J'ayais deux fils, vols-tu"bién: rs Eee 
mort, l'autre est comme mort. 
que je n'en ai plus, fl faut qué Fer 
qui sera me à tienne la vtr 
à leur , à là mienne quatid, 
serai plus 
“Puis, balsant je tot, 11 dE 
‘— Tu trouveras feiime ailleuta, tie 
Lt manque pas de filles À 
märier lé paroisse. ; Put 

— Non, NA à us ce NV 
maître Noellet, dit Fauvépre ME, 
tueusement. ! ÿ 

— Tu ne l'auras pas, fit le pd 

— Oh! si, je l'aurai! q d 
vrais quitter mon père et M 
métier! J'ai fait un peu 
rvié, maître Ni 
ron, mais touchetr de boeufs et tt; 
eur dussl. Vouÿ sûveg biën dj 
été, quand 16 travail n'allait pés henôs 
Pour le pêre ee og je me suis ; 
loué à la métairie de la 
cière La terre, ça ne mefait ER 
Peur, allez. Donnes-mbit Marie, 3 
biterai la Gentvière avec voté} Et:#y 
resterai à votre place quand vous nn 
serez plus du monde. Maître Noë sd 
si vous voulez un fils pour conduire: 
se charruës, né voilà! ie 

s'était levé, tout droit, superbe} | 
ses Les flambaient, ses brastu 
leux crôisés sur sa poitrine bossualént 
lès matches cotrtes de sa voblë, “ft 


y 
ui 


voque une guérrduée, Dans lés déux 
ciambres de la Geñlvièré, deux par 
deux, puis tous ensemble. Jis sau- 
taient, les filles gravement et les gars 
‘un peu aniinés par les libations du 
souper. Les marraines märiées, de: 
bout le long des mürs, regardaient en 
ras leur quendüille, À n'y avait pas 
> violon, ni_.de Hinot, à cause _de_1d | 
el dé Jacques trop voisitie encore. 
Mais deux filles, qui avaient de petites 
voix claites, s'étaient mises À gavotter 
avec la langue: “Ah, ah, ah, ah!" et 
cela suffisait pour mener la danse. 11 
dänsâient tous, excepté Marie Noëllet, 
agkise dans un coin, et qui tendait, 
avec son air SEM et best pe save 


danseurs taiués. 

11 était plus de dix heures, dl 
les anciens-et les niarraines emmenè- 
rent la jeunesse, et s'éloignèrent dvec 
elle, jetant encote, dans la nuit calme 
d'hiver, des bruits joyeux de pas et 
» Yolx qui révénaient en artière jus- 

u'à la ferme, t 

gr Fauvépre était resté. 

Pendant que Marie et ses soeurs ai- 
datent la mère À remeltre en ordre 
les chaises et les tables entasiées dans 
les coins, lui, songeur, dssis sur un 
banc près de la fenêtre, |1 attendait le 
métayer, qui était allé fairé un peu 
de conduite À ses gens de la guerrouée. 
J80n entrain de tout à l'heure était 
ltombé, Sa belle allure militaire, que 
cupiaitent les gars du Filet, avait fait 
place à une gaucherie létränge, ét 11 
semblait mal à l'aise sous ‘le regard 
dÿ ces deux jeunes filles qut allaient 
et venaient, actives, siléncieuses, émues 
aussi: Une même cause les ‘agitait 


Surtout quand- Marie“traversait à 
chambre, ét s'approchait. du. bane, 


Jeux. 
‘Æt‘sur la bouche sériduse de la 


sinait, comme le premjer. bourgeon 
d'une graine qui veut fleurir. 

Le métayer rentra, secoua son cha. 
peau couvért de givre, et, apercevant 
le jeüne homme, fl alla s'asseoir à 
quelque distance de lui, sur le 
Puis, de la tête, fl coñgédia les fem 


diversement les uns et les’ aütres, 


Louis Fauvêpre n'osait plus lever les itièr 


16-métuyer; qui s'était dressé à Fe” 
lé considéra uñ temps tout sidi ‘et? 
tout fier. La sève lui monta du cou - 
moins vite Pre AA qui 4 
mais elle regard ? 
brillant, toute. sa. pire 2 

tendit;1 il oùblia pour un inséant #4! 
peine en voyänt us Fc, lui: + 


paysan, un 1 Vnd 
terre nôtre, un 
vière, de. la În 
De ses deux 


des æieux devait être là quand 11 fut 
‘prononcé, Toute la mafson blanehe 
eut un fris#od bout saluer 7 
La porte battit doucemént, N'était-ce 
pas la jole qat rontrait? La f#mmié 4u 
foyer jeta un grand éclat. De l'édére 
côté de la. muraille, il y eut un _ 
‘ment dé robe; un pas gli “qui #16: 
lôtgnait. Au bout de la cotir un 

gorge, en. révant, jeta trois notès 

la nuit, lbs #4 4 


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Hearst est sous le coup de deux a: 
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Joseph- x Hearst, président et prin 


r de la défunte compa- 
en À par Music Publidhers of Cana- 
da", est venu se livrer lufmême à la 
UE à la station centrale de Winm 

‘1 était disparu depuis la fin de 


; sepismbre dernier et l'on n'avait pa 


trouver äucune trace de Jui. On dit 
qu'il était cependant resté en commu- 
nication avc sa femme demeurée à 
Winnipeg. Le géuvernement provin- 
cal avait promis une récompense de 


et l'autre pour $20,000. La faillite de 


son entreprise a éntraîné une perte de 


rois quarts de million au Canada et 
aux Etats-Unis, L'accusé proteste de 
son innocence et se fajt fort de se jus- 
tifer. | 11 présentera sa défense lut-mê- 
me sans le secours d’auçur avocat. Il 
a obtenu sa liberté provisoire moyen- 


nant un cautionnement de $20,000. 
ss 


PETITES NOTES 


Le R. P, Hingston, SJ, rec teur du 
Collège Loyo! a de Montréal, vient d'é- 
tre nommé curé de la paroisse d de Saint- 
Ignace de Va 

L 2 

‘Une. branche du “ku Kiux Kian 
Canaïien” a été formée récemment À 
Winnipeg et l'organisation définitive se 
fera d'ici quelques semainés, Le Klan 
canadien, dont les quartiers généraux 
sont à Toronto, ne gérait pas affiliée 
directement avec l'organisation amé- 
vie aine. 


L] 
Martin Keliy, l'un dés entrepreneurs 


à l’âge de 71 ans. Ses-funérailles ont 
eu lieu mardi à l'église Suint-Ignace. 
» CRC ] ‘ 

8. G. Mgr O'Donnell, évêque de Vic- 
toria, C-A., a passé quelques heures à 
Winnipeg comme l'hôte de S. G. Mgr 
Sinnott. I se rendait dans l'Est, en 
route. pour. Rome, où il fait sa visite 


Pourquoi ne pas fumer du 
Tabac Canadien, 


marque “#Regalia”; il est supérieur à 


celui qui vient de l'étranger et par sa 


qualité et par sa saveur. 
40 
J la a 


45 
#0 
70 


les plüs connus de W innipeg, est mort | 


Chez-les libéraux du 


SE à n PAL 


\ 
ee — 


Au cours d’ une réunion des libéraux 
Fdu Manitoba, où a, adopté dei résolu: 
tons demandant Une plus grande re: 
présentation des provinces de l'Ouest 
àh la Chambre des communes et à la 
Commission des chemins d efer. On 


a déclaré que les provinces des prai- ‘fe 
ries nd peuvent accepter les décisions , 


d'une commission dans laquelte un ‘ 


seul représentant de l'Ouest siège 
contre cinq de l'Est. Tout en deman- 
dant l'union des progressistes et des 
libéraux pour obtenir une forte repré- 
sentation libérale aux Communes, on 
s'est engagé à promouvoir toujours les 
intérêts fe l'Ouest. 

M. Fred-€. 


Hamilton a été élu pré- 


sident de l'Association “Hbérate de-ta- 


province. 

D'autres résolutions adoptées de- 
mandent une plus grande! préférence 
britannique, l'augmentation des avan- 
tages de libre-échange entre le Cana- 
dà et les Etats-Unis, la construction 
définitive du chemin de fer de la baie 
d'Hudson et une plus grande réduc- 

‘tion du tarif sur les instruments de 
production. 

M. E.-J. McMurray, député de Win- 
nipeg-Nord, a déclaré que le Canada 
perd 60,000 citoyens par année. On 
a adopté une résolution demandant la 
création d'un ministère séparé de l’im- 
migration et une politique d'immigra- 
tion plus vigoureuse, particulièrement 
pour ce qui est des agriculteurs. expé: 
rhñentés. 


LL Tr e— 
Le KR. P. Perreault, CS 
quitte Otterburne 


Montréal — A A l'issue &æ la rétraite 
annuelle des Clercs de Saint-Viateur, 
au Séminaire-de Joliette, des change: 
ments ont été effectués par les-auto- 
rités de la communauté. 

Le R. P. Dumas reste supérieur pro- 
vincial, avec comme assistant le R. P. 
A. de Grandpré. Le R. P, À. Perreault 
est transféré d'Otterburne, Man. au 
collège de Lauzon, où il sera chapelain. 
Il remplacera le R. P. Duhamel, qui 
devient chapelain au Collège Saint-Jo- 
seph, à Berthierville. 

——— 240 + — 


Les élections de Cumberland 
et de l’Ile à la Crosse 


Saskatoon — J.-O, Nolin, candidat 


dû Souvornoment-<dèns-+ Her Eros 


se, a été réélu par une majorité de 
193 sur son concurrent, Fred-M. Clark, 
de ‘Meadow Lake. ! 

Prince-Albert — DA. Hall, des Prin- 
ce-Albert et du Lac la Ronge, a été 
réélu par acclamation député de Cum- 
berland. C'est la quatrième fois qu'il 
est élu dans la circonscription, 

Le gouvernement Dunning possède 


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, M: --Landrieu, termine . actuellement 
T'enquête qu GT poursuit du Canada de 
puis le mois d'avril.et nous a dit son 
intention de travailler, à son retour 
en France, à faciliter la reprise des 
relations qui existaient avant la guer- 


de Los ANSE dsl es, présidée par le juge. 
Walter Guérin. DS 

A1 s'agissait d'un recours. 
jugement; d'un tribunal subordonné 
condamnant * “ün Français, M. Auguste 
Olivier. 


de commencer lorsque l'avocat F.F. 


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M. Henri Turcot 


Montréal — M. Hénri Turcot, pro- 
fesseur à l'Ecole normafe provinciale 
de Saskatchewan, le premier boùrsier 
canadien-francçais du gouvernement. de 
Régina, durant sa première année de 
stage à Paris, a obteñu avec grand 
houneur la licence ëès-sciences socia 
les, économiques et politiques de l'Ins- 
titut catholique et le diplôme de l'Ecole 
des Hautes études sociales. 

M. Turcot passe ses vacances au 
pays.. 1] retournera en Franee à l'au- 
tomne compléter les travaux qu'il à 
commencés déjà en vue de l'obtention 
du doctorat ès-lettres. 

TT CD S—————— 


Pour renouer les relations 
entre éleveurs français 


- et canadiens 
Eu, 
Ottawa — M. Jean Landrieu, ingé:, 
nieur agricolè, membre de l'offite 


français d'élevage, a présenté au minis 
tère de. l'Agriculture quelques films 
montrant les princigales races anima- 
les élevées en France. M. Grisdale, 
sous-ministre de l'Agriculture; M. 
| Charron, adjoint du sous-ministre; M 


MM, Muir et Chagnon 
assistants au 'service de l'industrie 
animale, et M. TC. Bates, éleveur, 


| assistaient à cette présentation à la 
quelle ils se sont vivement intéressés. 
remarquant votdument l'excellenca 


hs * 


|. 


re entre les éleveurs des deux pays. Gualano, s'apercevaut que M. Olivier 
-_— ere répondait avec difficulté à ses ques- 
tions posées en anglais, réclama l'in- 
Le retour du voyage de lV’'U tervention d'un interprète. 
: niversité de Montréal ——Hnttte-répondit- 1e jüge Guérin, 
Ex je comprends le français. 


Montréal — Les voyageurs de l'Uni- 
versité de Montréal sont arrivés à la 
jeare Windsor le 28 juillet. Au témoi- 
l'enagé de tous, ce voyage a été des 
plus intéressants, et il s'est fait dans 
des conditions "exc eptionnelles au point 
de vue de latempérature., Plusieurs 
des voyageurs sont revenus enthou- 
siasmés d'avoir pris contact avec es | 
divers groupes de langue française de 
l'Ouest. Le directeur du voyage, Mgr 
Vincent Piette, recteur de l'Université 
de Montréal, a exprimé la'satisfac 
tion profonde que lui cause le plein 
succès de cette bienfaisante expédi- 
tion. M. le maire Duquette s'est aussi 
dit très heureux d'avoir fait le voyage. 
T1 remporte l'impression que l'avenir 
des provinces de l'Ouest sera brillant. 
La récolte de cette année sera des plus 
abondantes, a fait remarquer M. Du- 
quette. pen Et | ; 

M. Damien Jasmin, assistant secré- 
taire général de l'Uriversité, a dit qu'il 
a fait un voyage incomparable. Il re- 
vient émerveillé de l'énergie que les 
Canadiens langue française de 
l'Ouest déploient dans la lutte pour 


— Moi aussi, s'écria l'avocat Gua- 
lano, 


— Moi “itou”! répliqua le minéral 
Frank-C. Prescott, avocat pour M. Au 
guste Olivier. 

Et les auditeurs étrangers au procès 
qui se trouvaignt dans la salle purent, 
pour un instant, s'imaginer être trans- 


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leurs droits. {1 fait remarquer, en 7 

passant, que je voyage de l'Université Coin des rues Lydia et Ban- 

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9%.h. et 11: heures (grand'messe). 
Vépres à 7 h. 20. Messes sur 
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Un tait éans doute uhique dans les 
annales judiciaires de la Californie 
s'est produit devant la Cour Supérieure 


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LA pébrtmer les manufacturiers n ‘avaient — eu dfaire face sapestrant, “et ie moment où les 


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des départements français en en- 
le juge, les.a 

gnant- s'exprimer courawimebt dans la 


langue de Molière. 
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de digne de confiance pour lés 
nombreux maux dûs au déran- 


tiels à une parfaite santé. Ceux 
qui ont essayé de ce remède. en 
sont enchantés.” .Cette prépa- 
ralion végétale est fournie di- 
rectement, pas par les pharma- 
ciens, mais par le Dr. Peter 

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Saint-Paul des Métis, Alberta, 
écrit: “Le Novoro du Dr Pierre 


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